Algérie – Maroc : la finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025 a mis un terme brutal aux ambitions marocaines, battues sur la plus petite des marges par le Sénégal. Une défaite lourde de symboles, au-delà du simple résultat sportif. En s’inclinant 1-0, le Maroc voit s’arrêter une impressionnante série d’invincibilité qui s’étendait sur 26 matchs consécutifs, bâtie patiemment au fil des qualifications et des grandes compétitions internationales. Cette dynamique, longtemps présentée comme un marqueur de solidité et de maturité, s’est brisée au moment le plus attendu, dans une finale où les Lions de l’Atlas espéraient inscrire leur parcours dans l’histoire du football africain.
Cette défaite revêt une portée particulière lorsqu’elle est replacée dans une perspective plus large, notamment face à la référence que demeure l’Algérie sur le plan statistique. En échouant à prolonger sa série, le Maroc n’est pas parvenu à se rapprocher du record absolu détenu par Algérie, qui reste la sélection arabe ayant enchaîné le plus grand nombre de rencontres sans défaite, avec 35 matchs consécutifs. Un chiffre qui continue de s’imposer comme une référence continentale, fruit d’une période de domination marquée par une régularité exceptionnelle et une constance rarement égalée dans la région. Pour le Maroc, l’objectif implicite de s’en approcher, voire de l’égaler, s’est définitivement envolé à Rabat, confirmant que certaines lignes de l’histoire restent difficiles à bousculer.
Dans cette lecture comparative, l’Algérie sort renforcée, même sans être directement impliquée dans cette finale. Le record d’invincibilité des Verts demeure intact, rappelant leur statut de référence durable dans le football arabe et africain. Là où le Maroc espérait inscrire son nom aux côtés des grandes séries historiques, il se heurte une nouvelle fois à la barre symbolique dressée par son voisin. Cette réalité statistique vient nourrir une rivalité sportive déjà ancienne, souvent alimentée par les confrontations indirectes, les comparaisons de parcours et les débats d’héritage. Si le Maroc conserve des atouts indéniables et une place de choix dans la hiérarchie africaine, cette finale perdue face au Sénégal confirme que l’Algérie reste, à ce jour, l’étalon en matière de longévité et de constance au plus haut niveau. Une vérité froide des chiffres, qui traverse les générations et continue de rappeler que, dans l’histoire du football arabe, certaines traces sont encore loin d’être effacées.



































