Maroc – Fouzi Lekjaa : Les révélations attribuées à Romain Molina ont provoqué une onde de choc dans les coulisses du football africain, au lendemain d’une Coupe d’Afrique des nations 2025 déjà marquée par de multiples controverses. Selon le journaliste, un échange particulièrement violent aurait opposé le président de la Fédération royale marocaine de football, Fouzi Lekjaa, à son homologue nigérian, Ibrahim Gusau. Des propos insultants, d’une extrême gravité, auraient été tenus en réaction à des critiques formulées par le dirigeant nigérian sur le déroulement du tournoi. Si aucune confirmation officielle n’a été apportée à ce stade, la simple évocation de tels échanges suffit à illustrer le climat délétère qui entoure cette édition de la CAN.
À l’origine de cette tension, des déclarations d’Ibrahim Gusau remettant en cause la normalité de la compétition. Le président de la fédération nigériane aurait évoqué une CAN « pas normale », marquée par « beaucoup de soucis » et des soupçons de « triche », des mots lourds de sens dans un contexte où plusieurs décisions arbitrales ont déjà été vivement contestées. Ces propos, perçus comme une remise en cause frontale de l’intégrité de l’épreuve, auraient déclenché une réaction disproportionnée de la part de Fouzi Lekjaa, selon la version relayée. Toujours d’après cette lecture, les échanges auraient rapidement dépassé le cadre institutionnel pour basculer dans l’invective personnelle, un scénario qui, s’il se confirmait, poserait un sérieux problème de gouvernance et de crédibilité pour les instances africaines.
Au-delà des faits précis, encore entourés de zones d’ombre, cet épisode présumé révèle surtout la profondeur du malaise qui traverse le football continental. La CAN 2025, censée être une vitrine du renouveau africain, se retrouve rattrapée par des querelles de dirigeants, des accusations croisées et un climat de défiance généralisée. Le silence des institutions concernées, notamment de la Confédération africaine de football, alimente davantage les interrogations. Qu’il s’agisse d’un dérapage verbal isolé ou du symptôme d’un mal plus profond, cette affaire souligne l’urgence d’un apaisement et d’une clarification. À défaut, les polémiques risquent de continuer à occulter le sportif et à fragiliser l’image d’une compétition qui peine, malgré son prestige, à s’extraire des tensions politiques et personnelles qui minent ses coulisses.
Lire aussi : Le Maroc a truqué le match face au Sénégal ? Le verdict est tombé !



































