Algérie – CAN : selon une lecture largement répandue dans l’opinion algérienne, le choix de l’Algérie de ne pas se porter candidate à l’organisation des CAN 2027 et 2028 ne relèverait ni d’un manque de moyens ni d’un désintérêt pour l’événement. Bien au contraire. Pour beaucoup, l’Algérie disposerait de tous les atouts nécessaires pour accueillir une Coupe d’Afrique des nations dans d’excellentes conditions, tant sur le plan des infrastructures que de la logistique et de l’expérience organisationnelle. Stades modernes, capacité hôtelière, sécurité, réseau de transport : le pays coche, aux yeux de nombreux observateurs, l’ensemble des cases exigées par un tel rendez-vous continental.
Cependant, cette absence volontaire serait motivée par une défiance profonde envers le processus d’attribution lui-même. Une partie des acteurs et des supporters algériens estime que les décisions de la Confédération africaine de football sont trop souvent influencées par des considérations extra-sportives, voire politiques, au détriment de critères objectifs. Dans cette optique, se porter candidat reviendrait à s’engager dans une course dont l’issue serait jouée d’avance, indépendamment de la solidité du dossier présenté. Cette perception alimente l’idée que, même avec un projet irréprochable, l’Algérie ne bénéficierait pas d’un traitement équitable au moment du vote final.
C’est précisément pour éviter ce qu’ils considèrent comme une démarche vaine que les décideurs algériens auraient choisi la retenue. Ne pas se présenter serait alors un acte de lucidité, voire de protestation silencieuse, face à un système jugé verrouillé. Cette lecture, partagée bien au-delà des cercles institutionnels, s’appuie sur un sentiment largement répandu : celui que l’Algérie n’a plus rien à prouver en matière d’organisation, mais qu’elle refuse de cautionner un mécanisme perçu comme opaque. Sans déclaration officielle en ce sens, cette conviction continue néanmoins de s’imposer dans le débat public, nourrissant l’idée que l’absence de candidature algérienne est moins un renoncement qu’un choix assumé.
Lire aussi : Quatre nouveaux visages débarquent en équipe d’Algérie































