Algérie Foot – La finale disputée dimanche soir entre le Maroc
et le Sénégal a laissé derrière elle bien plus que des images de
football. Si le sacre sénégalais a donné lieu à de légitimes scènes
de liesse, la rencontre est aujourd’hui entourée d’une polémique
lourde, nourrie par des événements troublants survenus avant et
pendant le match, et par des déclarations qui soulèvent des
interrogations particulièrement graves.
La rencontre a d’abord été marquée par un épisode inédit : après un but sénégalais annulé puis un penalty accordé aux Marocains, les Lions de la Teranga ont quitté la pelouse en signe de protestation. Un geste spectaculaire, initié par le sélectionneur Pape Thiaw, qui a ensuite fait machine arrière. « Après réflexion, je n’ai pas du tout apprécié que j’ai pu dire à mes joueurs de sortir du terrain. Je m’excuse pour le football. Après réflexion, je les ai fait revenir », a-t-il reconnu après la rencontre.
Mais au-delà de cet incident visible, ce sont surtout des faits survenus en coulisses qui alimentent aujourd’hui la controverse. Plusieurs forfaits et malaises inexpliqués ont frappé le camp sénégalais dans un laps de temps très court. Krépin Diatta, pourtant annoncé titulaire, a déclaré forfait quelques minutes avant le coup d’envoi. Ousseynou Niang a quitté le groupe dès l’échauffement, entouré par ses coéquipiers, tandis que Pape Matar Sarr a été victime d’un malaise à la mi-temps.
Des coïncidences qui interrogent, et que le latéral gauche Ismaïl Jakobs n’a pas hésité à évoquer publiquement. « Il s’est passé beaucoup de choses avant le match. Je pense que beaucoup de choses sortiront après… Ce n’était pas juste cette situation. Plein de choses aussi avant le match », a-t-il déclaré, ajoutant : « Il est arrivé beaucoup de choses à Krépin, Ousseynou et Pape Matar Sarr à la mi-temps ».
Sans jamais citer explicitement le Maroc, ces propos ont été interprétés par certains comme laissant planer un soupçon extrêmement grave, certains allant jusqu’à évoquer une possible intoxication ou un empoisonnement. À ce stade, aucune preuve ne permet d’étayer de telles accusations, et aucune instance officielle ne s’est prononcée.
Reste que ces déclarations, si elles venaient à être confirmées par des éléments concrets, pourraient avoir des conséquences majeures. En attendant, chacun interprétera ces propos comme il le souhaite, dans un climat où le doute s’est désormais installé.
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