Algérie Foot – Le contraste était saisissant. Quelques minutes après avoir vu son rêve de sacre s’effondrer, Brahim Diaz s’est présenté sur l’estrade pour recevoir le trophée de meilleur buteur de la CAN, le visage fermé, les traits tirés, les yeux encore rougis par les larmes. L’attaquant marocain, héros malheureux de la finale, n’avait plus la moindre étincelle dans le regard au moment de se voir remettre une distinction individuelle pourtant prestigieuse.
Totalement dépité, Diaz n’a jamais réellement savouré cet exploit personnel. À peine le trophée entre les mains, il n’a même pas pris le temps de le regarder. Aucun sourire, aucun geste de fierté. Le joueur s’est contenté du strict minimum protocolaire, serrant la main des officiels avec une sobriété glaçante, comme si cette récompense venait rappeler un peu plus cruellement la désillusion collective vécue quelques instants plus tôt.
La scène résumait à elle seule l’état d’esprit du numéro 10 marocain. Meilleur buteur de la compétition, Brahim Diaz aurait pu être célébré comme l’un des grands visages de cette CAN. Mais le poids de la finale perdue et, surtout, du penalty manqué, semblait écraser toute satisfaction personnelle. Loin de l’euphorie habituelle associée à ce genre de distinction, le joueur du Real Madrid avançait mécaniquement, presque absent.
Il a néanmoins respecté la tradition en posant brièvement pour une photo officielle aux côtés de ses coéquipiers distingués : Yassine Bounou, sacré meilleur gardien du tournoi, et Sadio Mané, élu meilleur joueur de la compétition. Un cliché figé, sans effusion, où les sourires semblaient forcés, voire inexistants du côté de Diaz.
Puis, sans s’attarder, Brahim Diaz a quitté la scène presque aussitôt. Pas de célébration, pas de tour d’honneur, encore moins de communion avec le public. Cette image d’un buteur en larmes, indifférent à son propre trophée, restera comme l’un des symboles forts de cette CAN : celui d’un joueur brisé par une finale perdue, pour qui la gloire individuelle n’a jamais su compenser la douleur de l’échec collectif.
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