CAN – Maroc : à l’approche de la finale de la CAN 2025, la désignation de l’arbitre Ndala a ravivé un débat déjà très présent tout au long de la compétition. Plus que son identité, c’est surtout son historique qui alimente les discussions. Les chiffres sont connus et largement commentés : l’officiel a dirigé sept rencontres de la sélection marocaine, cinq matchs de la RS Berkane, cinq du Wydad Casablanca et six du Raja Casablanca au cours de sa carrière internationale et continentale. Dans un contexte où l’arbitrage a fait l’objet de critiques répétées depuis le début du tournoi, cette accumulation de précédents suffit à nourrir les interrogations, sans qu’il soit nécessaire d’en rajouter. À ce stade, il ne s’agit pas d’affirmer quoi que ce soit, mais de constater que la perception d’impartialité, élément fondamental de toute finale, est fragilisée.
Ce malaise ne surgit pas dans le vide. Depuis les premiers tours, plusieurs sélections — à commencer par l’Algérie — avaient publiquement pointé des décisions jugées incohérentes, parfois déterminantes, et appelé à une plus grande rigueur dans la désignation des arbitres pour les rencontres à élimination directe. L’élimination des Verts, suivie de polémiques similaires impliquant d’autres nations majeures, a progressivement installé l’idée d’un climat sous tension autour de l’arbitrage. Dans ce cadre, la finale cristallise toutes les attentes et toutes les suspicions. Le fait que l’arbitre retenu ait une expérience aussi fournie avec des clubs et la sélection du pays hôte ne constitue pas en soi une faute, mais pose une question simple et légitime : celle de l’opportunité et du symbole envoyé au reste du continent.
La Confédération africaine de football se retrouve ainsi face à un défi de crédibilité. Une finale ne se gagne pas seulement sur le terrain ; elle se gagne aussi dans la confiance que les acteurs accordent à l’équité de l’organisation. Les supporters, eux, observent avec attention, parfois avec méfiance, convaincus que les détails arbitrales peuvent peser lourd dans un match de cette intensité. Dans ce climat, le moindre coup de sifflet sera scruté, analysé, disséqué. Plus que jamais, l’arbitre sera au centre de l’attention, non pas pour ce qu’il représente, mais pour ce qu’il devra garantir : une finale décidée exclusivement par le jeu. La CAN 2025 arrive à son terme avec une affiche prestigieuse ; reste à savoir si elle parviendra aussi à offrir une conclusion apaisée, à la hauteur des attentes sportives d’un continent qui réclame, avant tout, de la transparence et du respect des principes fondamentaux du football.
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