Algérie – Angleterre : le calendrier se précise enfin pour
Bachir
Belloumi, dont la saison a été brutalement
freinée par une blessure contractée fin décembre avec
Hull City.
Touché aux ischio-jambiers lors du Boxing Day face à Sheffield
Wednesday, un match pourtant marqué par un but de grande classe, le
milieu offensif algérien a dû quitter prématurément la pelouse,
replongeant dans une spirale de pépins physiques qui l’accompagnent
depuis le début de l’exercice. Les projections médicales et
sportives convergent désormais vers un retour à la compétition au
cours du mois de mars, après la trêve internationale, un horizon
raisonnable au regard de la nature de la lésion et du choix
thérapeutique opéré par le joueur.
Ce choix, précisément, mérite
d’être souligné. Alors qu’une intervention chirurgicale aurait pu
clore sa saison, Belloumi a privilégié une prise en charge
conservatrice, faite de repos, de soins ciblés et d’une reprise
progressive, afin de préserver ses chances de revenir avant le
sprint final. Une décision lourde de conséquences, mais assumée,
tant l’enjeu dépasse le cadre du club. Cette blessure l’a déjà
privé de la CAN 2025, achevée par l’Algérie en quart de finale, et
pèse désormais sur un objectif plus vaste : rester éligible et
compétitif en vue de
Coupe du Monde
2026 organisée aux États-Unis, au Canada et
au Mexique. Sous contrat avec Hull City jusqu’en juin 2028,
Belloumi sait que la continuité et la fiabilité seront des critères
déterminants dans l’esprit du sélectionneur
Vladimir
Petkovic, qui scrutera la capacité de ses
cadres à enchaîner les matches au plus haut rythme.
Sur le plan des chiffres, l’empreinte laissée
avant l’arrêt est tangible : 13 apparitions toutes compétitions
confondues, trois buts et trois passes décisives, un rendement qui
traduit une influence réelle malgré les interruptions. À Hull, on
mesure ce que son retour peut apporter dans la dernière ligne
droite d’un championnat exigeant, où la créativité et la percussion
dans les demi-espaces font souvent la différence. Mais la prudence
prévaut : aucune précipitation ne sera tolérée, ni par le staff
médical ni par le joueur, conscient qu’un faux pas compromettrait
durablement sa trajectoire. Mars apparaît ainsi comme un jalon plus
qu’une promesse, le moment où Belloumi devra transformer la
patience en réponses concrètes sur le terrain. À l’heure des bilans
intermédiaires, son dossier illustre une réalité implacable du
football moderne : le talent ouvre des portes, la disponibilité les
maintient ouvertes.
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d’Arabie Saoudite