Algérie – Arabie Saoudite : l’absence prolongée du milieu de terrain de l’équipe d’Algérie, Houssem Aouar, continue d’alimenter les débats en Arabie saoudite, bien au-delà du simple cadre sportif. De retour à l’entraînement collectif après avoir soigné la blessure contractée lors du rassemblement de la sélection algérienne en décembre, le milieu de terrain n’a pourtant pas été retenu pour la rencontre face à Damac, disputée lors de la 15e journée de la Saudi Pro League. Une situation qui interpelle, d’autant plus que cette blessure l’avait déjà privé de la CAN 2025 avec les Verts. Pour beaucoup d’observateurs, ce nouvel épisode symbolise une fragilité récurrente qui commence à peser lourd dans l’appréciation de son passage à Al-Ittihad Club, où l’exigence de régularité est devenue centrale dans un championnat en pleine mutation.
La polémique a pris une autre dimension avec les propos tranchants du journaliste saoudien Abdullah Fallatah, qui n’a pas mâché ses mots sur un plateau télévisé très suivi. « Aouar souffre de blessures à répétition, et c’est une raison suffisante pour envisager son départ », a-t-il lancé, estimant que le club ne pouvait plus se permettre de composer avec des joueurs incapables d’enchaîner les matches, « quels que soient leur nom ou leur valeur technique ». Une sortie médiatique révélatrice d’un climat de plus en plus impatient autour du Français d’origine algérienne. Dans la foulée, le consultant sportif Imad Al-Salami a élargi le débat en appelant à une refonte plus globale de l’effectif. Selon lui, le club gagnerait à « se séparer de certains cadres, y compris Aouar et Karim Benzema, ainsi que de plusieurs joueurs locaux », afin de rééquilibrer le projet sportif et redonner de la cohérence à un groupe sous pression.
Sur le plan strictement statistique, le bilan d’Aouar reste pourtant loin d’être négligeable. En 14 apparitions toutes compétitions confondues cette saison, il a inscrit quatre buts et délivré une passe décisive, confirmant une influence réelle lorsqu’il est disponible. Mais à Al-Ittihad, la question ne se limite plus à la qualité intrinsèque. À 27 ans, pour sa deuxième saison au club, le joueur paye un contexte où les attentes ont explosé depuis l’arrivée de stars internationales et l’ambition affichée de dominer durablement la scène locale et continentale. Son premier exercice, conclu par un doublé national, n’a pas suffi à installer un crédit durable auprès d’une partie du public, désormais focalisée sur la continuité et la fiabilité. L’avenir immédiat d’Aouar s’inscrit donc dans une zone grise : entre la patience d’un staff conscient de son apport potentiel et la pression croissante d’un environnement médiatique prompt à réclamer des décisions radicales. Dans un championnat où le temps est devenu une denrée rare, chaque absence alimente un peu plus le doute.
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