Algérie – Maroc : la finale de la CAN 2025 opposera dimanche soir le Maroc au Sénégal dans l’enceinte du stade Prince Moulay Abdellah, théâtre d’un sommet très attendu entre deux références actuelles du football africain. Une affiche prestigieuse, mais qui soulève déjà des questions en coulisses, notamment autour de la désignation du corps arbitral. Parmi les absents quasi certains figure Mustapha Ghorbal, pourtant considéré comme l’un des arbitres les plus fiables du continent. Sa non-désignation ne relève ni du hasard ni du niveau sportif, mais d’un ensemble de paramètres extra-sportifs que la CAF ne peut ignorer dans un contexte aussi sensible.
La première raison est d’ordre géographique et politique. La proximité régionale entre l’Algérie et le Maroc impose un principe strict de neutralité, régulièrement appliqué par la Confédération africaine de football dans les grandes compétitions. À ce facteur s’ajoute un précédent significatif survenu plus tôt dans le tournoi. Lors du quart de finale entre le Maroc et le Cameroun, Mustapha Ghorbal figurait initialement parmi les arbitres pressentis pour officier à l’assistance vidéo. Une option qui avait suscité une opposition ferme de Fouzi Lekjaa, président de la Fédération royale marocaine de football et vice-président de la CAF. Cette intervention avait conduit à l’écarter du dispositif, illustrant clairement la sensibilité du sujet. Dans ce contexte, il apparaît peu probable que la CAF prenne le risque d’une nouvelle controverse lors de la finale, en exposant l’instance à des lectures politiques indésirables.
Dès lors, la perspective de voir Ghorbal — ou tout autre arbitre algérien comme Lahloul Benbraham — impliqué dans cette finale semble définitivement écartée. Le Sénégal, de son côté, s’est offert ce rendez-vous ultime après avoir dominé l’Égypte (1-0) en demi-finale, grâce à une réalisation décisive de Sadio Mané, confirmant la solidité et la maturité des Lions de la Téranga. Le Maroc, lui, a dû passer par l’épreuve des tirs au but pour écarter le Nigeria de Victor Osimhen, au terme d’un duel fermé et tendu. Deux parcours, deux styles, une finale prometteuse… mais aussi un enjeu arbitral majeur, que la CAF devra gérer avec la plus grande prudence pour préserver la crédibilité de son événement phare.
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