Algérie – Eto’o : La décision est tombée comme un couperet et a immédiatement provoqué une onde de choc dans le football africain. La Confédération africaine de football a infligé une suspension de quatre matchs assortie d’une amende de 20 000 dollars à Samuel Eto’o, président de la Fédération camerounaise de football. Cette sanction fait suite à une procédure disciplinaire ouverte après le quart de finale de la CAN 2025 opposant le Cameroun au Maroc, une rencontre déjà entourée de fortes tensions. Dans un communiqué officiel, la fédération camerounaise a confirmé avoir été notifiée de la décision de l’instance continentale, tout en soulignant le caractère abrupt et contestable du verdict. Selon l’organe camerounais, la sanction repose sur des allégations liées à des faits survenus en marge de cette rencontre, sans que les motivations précises n’aient été clairement exposées par la commission disciplinaire.
Très rapidement, la Fédération camerounaise a exprimé ses réserves quant à la forme et au fond de la décision. Elle estime que la sanction « manque de toute motivation explicite » et qu’elle soulève de « sérieuses interrogations quant au respect des garanties fondamentales d’un procès équitable ». Une prise de position forte, qui traduit le sentiment d’incompréhension et de frustration autour de ce dossier. Le contexte de cette CAN 2025, déjà marquée par de nombreuses polémiques arbitrales et organisationnelles, donne à cette affaire une portée bien plus large que le simple cas d’un dirigeant suspendu. En interne, le Cameroun considère que les circonstances entourant cette procédure alimentent un malaise plus profond sur la gouvernance disciplinaire du football africain, dans un climat où la transparence est régulièrement remise en question.
Face à cette situation, la fédération a tenu à réaffirmer son soutien total à son président. Elle a confirmé que Samuel Eto’o usera de toutes les voies de recours prévues par les textes en vigueur, dans le respect des délais et des formes juridiques établies. « Le président exercera les moyens de défense qui lui sont reconnus », précise le communiqué, tout en rappelant l’attachement de l’institution camerounaise aux principes d’une justice sportive crédible et équilibrée. Pour Eto’o, figure emblématique du football africain et personnalité influente au sein des instances, cette sanction représente un épisode sensible, susceptible d’avoir des répercussions au-delà du cadre strictement disciplinaire. Dans un environnement continental déjà sous tension, cette affaire renforce le sentiment que la CAN 2025 restera comme une édition où les décisions extra-sportives auront souvent éclipsé le jeu. Le dossier est désormais entre les mains des instances d’appel, dans l’attente d’un éclaircissement qui pourrait, à terme, redéfinir les équilibres et les pratiques au sommet du football africain.

































