Egypte – Maroc : la défaite de l’Égypte face au Sénégal en demi-finale de la CAN 2025, disputée au Maroc, a laissé des traces bien au-delà du terrain. En conférence d’après-match, Hossam Hassan n’a pas cherché à masquer sa colère ni son sentiment d’injustice. Pour le sélectionneur des Pharaons, l’élimination ne remet en rien en cause le statut historique de son équipe, mais elle s’inscrit dans un contexte qu’il juge défavorable. « Ce qui s’est passé ne reflète pas la vraie valeur de l’Égypte ni son histoire. Nous restons la référence du continent, même si les circonstances n’étaient pas équitables », a-t-il affirmé, d’un ton tranchant. Hassan a notamment pointé la gestion du calendrier, estimant que son groupe a payé une accumulation d’efforts face à la Côte d’Ivoire, suivie d’un déplacement, tandis que le Sénégal bénéficiait de davantage de repos et d’une stabilité logistique, en disputant la rencontre dans la même ville où il était basé depuis le début du tournoi.
Le sélectionneur égyptien a également évoqué une atmosphère pesante autour de son équipe, allant jusqu’à suggérer que la présence de l’Égypte en finale n’était pas souhaitée par certains. « Nous avions le sentiment que notre qualification dérangeait. Nous étions proches d’aller au bout et cela a créé des tensions », a-t-il lancé. Hossam Hassan a aussi insisté sur l’impact des blessures, rappelant qu’Ahmed Fattouh avait joué diminué avant de devoir céder sa place à la pause : « Il a serré les dents pour l’équipe, mais son état ne lui permettait plus de continuer. Cela a limité nos options ». Mais c’est surtout l’ambiance en tribunes qui a enflammé le discours du technicien. Selon lui, l’Égypte a été copieusement sifflée par une partie du public marocain. « Ils nous ont sifflés par jalousie. L’Égypte, par son histoire, provoque toujours ce genre de réactions », a-t-il lâché, assumant pleinement ses mots.
La scène la plus commentée est toutefois survenue après le coup de sifflet final. Se tournant vers les tribunes, Hossam Hassan a brandi sept doigts, en référence directe aux sept Coupes d’Afrique remportées par l’Égypte, avant d’en lever un seul, adressé au public marocain, pour rappeler que le Maroc n’en compte qu’une. Un geste fort, symbolique, qui a immédiatement fait le tour des réseaux sociaux et cristallisé les débats. Pour le sélectionneur, ce rappel n’était ni provocation gratuite ni manque de respect : « C’est notre histoire, personne ne peut nous l’enlever ». Malgré l’élimination, Hassan a conclu sur une note de défi, promettant un retour rapide au sommet. « L’Égypte reviendra plus forte. Cette sortie ne met pas fin à nos ambitions. Les Pharaons resteront toujours un adversaire redouté », a-t-il assuré, convaincu que le poids du passé continue de façonner l’avenir de son équipe.
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