Maroc – CAN : La CAN 2025 a été frappée par un drame qui a plongé le journalisme sportif africain dans une profonde sidération. Mohamed Soumaré a été retrouvé sans vie dans sa chambre d’hôtel à Rabat, où il séjournait pour assurer la couverture de la compétition. Les circonstances exactes de son décès n’ont, à ce stade, fait l’objet d’aucune communication officielle, laissant ses confrères et l’ensemble de la communauté médiatique dans une attente douloureuse. Sur place, le choc est immense, d’autant que Soumaré était encore vu, quelques heures auparavant, fidèle à ses habitudes de travail, attentif aux moindres détails et pleinement investi dans sa mission. L’annonce de sa disparition s’est propagée rapidement, provoquant une onde de tristesse parmi les journalistes, consultants et responsables présents à la CAN.
Au-delà de l’émotion, c’est le parcours d’un professionnel respecté qui est aujourd’hui salué. Mohamed Soumaré occupait des fonctions stratégiques au sein du Stade Malien de Bamako, où il exerçait comme officier média, tout en assumant des responsabilités de premier plan en tant que responsable marketing et médias de la Ligue professionnelle malienne. Consultant apprécié pour la justesse de ses analyses, il s’était imposé par une parole mesurée, documentée et tournée vers la valorisation du football africain. Ceux qui ont travaillé à ses côtés évoquent un homme discret mais passionné, capable de conjuguer exigence professionnelle et disponibilité humaine. Sa vision dépassait le simple commentaire de l’actualité : il défendait une approche structurée du sport, convaincu que le développement médiatique et institutionnel constituait un levier essentiel pour l’avenir du football sur le continent.
La disparition de Mohamed Soumaré laisse un vide que beaucoup peinent à mesurer tant son engagement était constant. À la Coupe d’Afrique des Nations 2025, il incarnait cette génération de journalistes africains attachés à une couverture rigoureuse, indépendante et respectueuse des acteurs du jeu. Les témoignages affluent, rappelant son professionnalisme, son sens de l’éthique et sa capacité à fédérer au-delà des appartenances nationales. Dans l’attente d’éclaircissements officiels, l’heure est au recueillement et à l’hommage. Le football africain perd l’une de ses voix les plus crédibles, et le journalisme sportif, un serviteur discret mais essentiel. À Rabat comme à Bamako, une même émotion domine : celle d’une perte brutale et incompréhensible, qui rappelle la fragilité des hommes derrière l’actualité qu’ils racontent.

































