Algérie – Issa Sy : Une nouvelle zone d’ombre vient s’ajouter au climat déjà lourd qui entoure l’arbitrage africain après la CAN 2025. Le journaliste algérien Najm Eddine Sidi Othman a affirmé que l’arbitre sénégalais Issa Sy n’aurait, en principe, jamais dû officier lors de la compétition continentale. En cause, l’existence présumée d’un dossier d’ordre éthique le concernant aux États-Unis, antérieur à la CAN. Selon ces déclarations, ce dossier serait connu des instances et ferait l’objet d’un suivi à la fois par la Confédération africaine de football et la FIFA, avec des développements attendus dans les prochains jours. Des propos lourds de sens, qui relancent un débat déjà inflammable sur les critères de désignation des arbitres lors des grandes compétitions africaines.
Toujours selon Najm Eddine Sidi Othman, l’affaire ne se limiterait pas à un simple manquement individuel. Le journaliste soutient que la même autorité ayant couvert Issa Sy dans ce dossier serait également celle qui l’a désigné pour diriger la rencontre Algérie–Nigéria, l’un des matchs les plus tendus et les plus scrutés du tournoi. Une affirmation qui, si elle devait être confirmée, poserait une question institutionnelle majeure sur la chaîne de responsabilités au sein de l’arbitrage continental. Dans un contexte où chaque décision est passée au crible, cette révélation potentielle alimente le sentiment d’opacité qui entoure certaines nominations, surtout lorsque des matchs à fort enjeu sont concernés. Sans accuser formellement, le journaliste évoque un système de protection interne, capable d’imposer des choix malgré des alertes connues des instances.
Face à ces éléments, la réaction algérienne ne se serait pas fait attendre. La Fédération algérienne de football aurait préparé un dossier officiel à l’encontre d’Issa Sy, fondé sur des comportements jugés non professionnels observés lors de compétitions internationales récentes. L’objectif ne serait pas seulement de contester une prestation isolée, mais de signaler un ensemble de pratiques incompatibles avec les standards exigés à ce niveau. Dans l’entourage fédéral, l’idée est claire : obtenir des réponses, de la transparence et, le cas échéant, des mesures disciplinaires. Si ces accusations restent à ce stade du domaine déclaratif, leur simple évocation suffit à fragiliser davantage la crédibilité d’un système arbitral déjà sous pression. Les prochains jours s’annoncent donc décisifs, tant pour l’avenir d’Issa Sy que pour la confiance accordée aux instances chargées de garantir l’équité du jeu sur le continent africain.
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