Algérie – CAN : l’après-match houleux entre l’Algérie et le Nigeria continue de produire ses effets, bien au-delà du terrain. La Confédération africaine de football a officiellement ouvert une enquête disciplinaire visant plusieurs incidents survenus à l’issue de cette rencontre sous très haute tension. Au cœur du dossier transmis par l’arbitre sénégalais Issa Sy, la Fédération algérienne de football se retrouve directement exposée à de lourdes sanctions. Le rapport mentionne explicitement le comportement de certains membres de la délégation algérienne, joueurs compris, dans un contexte que la CAF juge préoccupant pour l’image de la compétition et le respect des instances arbitrales.
Quatre noms ressortent avec insistance dans ce document disciplinaire : Zidane, Aït-Nouri, Belghali et Anis Hadj Moussa. Sans entrer dans le détail des faits reprochés, le rapport fait état de contestations virulentes, de comportements jugés inappropriés et d’un climat de tension prolongé après le coup de sifflet final. Ces éléments, cumulés, pourraient engager la responsabilité directe de la FAF, tenue pour garante du comportement de sa délégation. Dans les cercles disciplinaires africains, ce type de dossier est rarement traité avec légèreté, surtout lorsque plusieurs acteurs sont impliqués simultanément.
Les risques encourus sont considérables. Selon les premières évaluations internes, la Fédération algérienne s’expose à une suspension allant de quatre à cinq matchs sur le plan continental, accompagnée d’une amende financière particulièrement lourde. Une telle sanction aurait des répercussions sportives immédiates, notamment sur les prochaines échéances officielles, mais aussi une portée symbolique forte pour une sélection régulièrement scrutée par les instances africaines. En coulisses, la FAF prépare déjà sa ligne de défense, consciente que le verdict à venir pourrait marquer un tournant dans sa relation avec la CAF. Au-delà des sanctions potentielles, ce dossier rappelle une réalité implacable : à ce niveau de compétition, chaque geste, chaque mot et chaque réaction pèsent lourd, parfois bien après la fin du match. Pour l’Algérie, l’enjeu dépasse désormais le simple résultat sportif et s’inscrit dans un bras de fer institutionnel aux conséquences durables.
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