Le dossier Anis Hadj Moussa aura animé, en silence, plusieurs cellules de recrutement avant de se refermer sans fracas. À Marseille, l’intérêt était réel, documenté, nourri par le profil d’un ailier moderne, percutant et déjà aguerri aux joutes européennes. Mais dans un marché devenu brutalement inflationniste, l’Olympique de Marseille a fini par poser ses limites. Selon les informations concordantes, les exigences financières du Feyenoord Rotterdam, comprises entre 28 et 32 millions d’euros, ont définitivement refroidi la direction phocéenne. Un montant jugé hors de portée dans la configuration économique actuelle du club, malgré une réelle appréciation sportive du joueur algérien.
À Rotterdam, la position est restée ferme du début à la fin. Feyenoord n’a jamais envisagé de brader l’un de ses éléments offensifs les plus prometteurs, estimant que son âge, sa progression constante et son exposition continentale justifiaient une valorisation élevée. De son côté, Hadj Moussa n’a pas forcé la main, conscient que son statut au sein du club néerlandais reste solide. À 23 ans, l’ailier algérien poursuit son développement dans un environnement stable, où il bénéficie de la confiance de son staff et d’un rôle clairement défini. Marseille, malgré son aura et son projet sportif attractif, n’était pas disposé à engager une telle somme sans garanties sportives immédiates, dans un contexte où la gestion budgétaire demeure une priorité absolue.
Ce retrait ne traduit pas un désintérêt, mais plutôt une lucidité stratégique. L’OM a évalué, comparé, puis tranché, préférant conserver une marge de manœuvre sur d’autres profils plus accessibles. Dans les coulisses, le nom d’Anis Hadj Moussa reste associé à un joueur suivi, respecté, mais désormais rangé dans la catégorie des opportunités différées. Pour Feyenoord, cette fermeté renforce une image de club vendeur exigeant, désormais capable de dicter ses conditions sur le marché européen. Pour le joueur, enfin, l’épisode agit comme une reconnaissance silencieuse : sa cote progresse, son profil attire, et son avenir reste ouvert. Le football moderne se nourrit aussi de ces dossiers avortés, qui en disent long sur les équilibres économiques et les choix assumés des clubs.
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