À peine refermée la parenthèse de la CAN, Rayan Aït-Nouri s’est retrouvé replongé dans l’exigence immédiate du très haut niveau anglais, avec un scénario presque ironique. Attendu en Angleterre avec retard après un contretemps aérien depuis le Maroc, l’international algérien avait vu planer le doute sur sa présence dans le groupe de Manchester City pour la demi-finale aller de la Coupe de la Ligue à Newcastle United. Pep Guardiola avait d’ailleurs expliqué que ce retour tardif compliquait toute projection sur son utilisation, dans un contexte déjà concurrentiel sur le flanc gauche. À ce stade de la saison, City ne laisse rien au hasard, et chaque détail logistique peut peser dans les choix.
Dans une hiérarchie bousculée par l’émergence de jeunes profils et la polyvalence de plusieurs cadres, Aït-Nouri savait que les compétitions nationales représentaient une opportunité précieuse pour s’exprimer. Finalement, c’est Nathan Aké qui débutait au poste de latéral gauche, tandis que City peinait à se détacher d’un Newcastle accrocheur. L’ouverture du score est intervenue à la 53e minute, signée par la recrue ghanéenne Antoine Semenyo, sans pour autant éteindre les espoirs adverses. Le match restait sous tension, et l’impression persistait qu’un détail pourrait faire basculer la rencontre, tant l’écart demeurait fragile à l’approche du temps additionnel.
Ce détail est venu du banc. À la 88e minute, Guardiola lançait Aït-Nouri, quelques instants après l’entrée de Rayan Cherki. En quelques minutes, les deux hommes allaient marquer la soirée. Dans le temps additionnel, Jérémy Doku déborde côté gauche et trouve l’Algérien, immédiatement à l’aise dans le un-contre-un. S’ensuit une séquence d’une rare fluidité : combinaison rapide, appel intérieur, talonnade inspirée de Cherki, puis projection tranchante d’Aït-Nouri avant un retrait parfaitement dosé. La conclusion, signée Cherki, scelle le break (2-0) et donne à City un avantage net avant le retour. En quelques ballons, Aït-Nouri a rappelé ce qu’il apporte : percussion, justesse et intelligence collective. Une entrée décisive, lourde de sens, qui confirme qu’au-delà des aléas de calendrier, sa place se joue toujours sur le terrain.
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