« Ce sera très serré », prévient d’emblée
Sandjak. Quart de finaliste de la CAN 2000 avec les Fennecs, il
estime que le Nigeria dispose de solides arguments pour inquiéter
n’importe quelle sélection dans cette édition 2025. «
Le Nigeria va poser des
problèmes », insiste-t-il, évoquant la puissance physique,
l’impact athlétique et la qualité individuelle des Super Eagles,
impressionnants depuis le début de la phase à élimination
directe.
Un léger avantage pour le
Maroc
Malgré tout, l’ancien
sélectionneur de l’Algérie accorde un léger avantage aux Lions de
l’Atlas. « Le Maroc a
réalisé un très bon match contre le Cameroun (2-0)
et bénéficie de vingt-quatre heures de récupération
supplémentaires, ce qui est énorme à ce stade de la compétition
», analyse-t-il. Un détail logistique souvent sous-estimé,
mais déterminant dans une CAN aussi exigeante, d’autant plus que le
sélectionneur nigérian Eric Chelle a lui-même reconnu une certaine
fatigue dans son groupe.
Sandjak met également en avant
la montée en puissance progressive de la sélection marocaine.
Solides et convaincants face au Cameroun en quart de finale, les
hommes de Walid Regragui semblent avoir trouvé leur meilleur rythme
au moment clé. « Ils
montent en puissance et sont portés par tout un peuple. Le soutien
du public jouera un rôle important », souligne-t-il,
rappelant l’avantage psychologique d’évoluer à domicile.
Une opposition de styles
prometteuse
Cette demi-finale s’annonce
aussi comme un choc de styles. D’un côté, un Maroc discipliné, bien
organisé collectivement et solide défensivement. De l’autre, un
Nigeria explosif, capable de faire basculer un match sur une
transition rapide ou un exploit individuel.
« Le
Nigeria va leur poser beaucoup de problèmes, c’est certain
», conclut Sandjak, avant de livrer son pronostic : «
Mais je pense que le
Maroc est légèrement favori ». Une analyse mesurée pour
une affiche qui s’annonce comme l’un des grands moments de cette
CAN 2025.