La prise de parole de Messaoud Koussa a ravivé une colère qui couvait déjà depuis l’élimination de l’Algérie face au Nigeria en quart de finale de la CAN 2025. Ancien arbitre international, Koussa n’a pas usé de détours pour qualifier ce qu’il considère comme une véritable dérive. Selon lui, le scénario de la rencontre a été lourdement conditionné par des décisions arbitrales qu’il juge incompréhensibles et orientées. « Cet arbitre sénégalais est venu spécialement pour détruire l’équipe nationale d’Algérie », a-t-il affirmé, dénonçant une accumulation de fautes non sifflées en faveur du Nigeria et, à l’inverse, une distribution qu’il qualifie de « gratuite » de cartons jaunes envers les joueurs algériens. Une gestion qu’il estime provocatrice et déstabilisante.
Dans son analyse, Koussa ne remet toutefois pas en cause la valeur sportive de l’adversaire. « L’équipe du Nigeria mérite la victoire, félicitations à eux », a-t-il reconnu, avant d’ajouter immédiatement : « Mais l’arbitre nous a privés d’un penalty qui aurait changé le résultat du match. » Pour l’ancien officiel, c’est précisément cette action non sanctionnée qui symbolise le basculement de la rencontre. Il insiste sur l’impact psychologique de ces décisions, capables de briser l’élan d’un groupe et de fausser la lecture d’un match au plus haut niveau continental. Le sentiment d’injustice, selon lui, ne relève pas d’une réaction émotionnelle à chaud, mais d’une analyse technique fondée sur l’expérience et la connaissance des règles.
Plus troublant encore, Koussa pointe un élément qu’il juge particulièrement grave : « Ce qui est déroutant, c’est que les arbitres ont été changés la veille du match. C’est une honte pour l’Afrique, tout était étudié pour faire perdre les Verts. » Une accusation lourde, qui dépasse le simple cadre d’une erreur d’arbitrage et interroge sur les conditions de désignation des officiels. Il conclut par un jugement sévère sur l’ensemble du tournoi : « Cette édition de la CAN organisée au Maroc restera la pire de tous les côtés : arbitrage mauvais, organisation amateur. » Des propos tranchants, qui s’ajoutent à une longue liste de critiques et renforcent l’idée d’une compétition marquée par la polémique, bien au-delà du terrain.


































