Après l’annonce de l’arrestation et de la mise en détention de Raouf Belkacemi au Maroc, pour des motifs jugés futiles, très peu de voix se sont élevées pour soutenir le jeune influenceur et militant algérien. Sa détention a suscité un silence notable parmi les joueurs et acteurs du monde sportif, ainsi que parmi la majorité des influenceurs, ce qui a accentué le sentiment d’isolement du jeune homme.
Toutefois, une exception est venue d’un joueur international algérien, reconnu pour ses positions franches et son engagement personnel : Youcef Belaïli. Sur son compte Instagram, le milieu offensif a publié une photo de Raouf Belkacemi avec le message : “Libérez Raouf”. Ce geste, simple mais symbolique, a rapidement été relayé sur les réseaux sociaux, donnant un écho médiatique à la situation de Belkacemi et incitant d’autres jeunes à s’intéresser à cette affaire.
Pour rappel, Raouf Belkacemi devait initialement comparaître devant le tribunal ce lundi, mais “l’audience a été reportée au 19 janvier”. Selon les autorités marocaines, son arrestation faisait suite à la diffusion d’une vidéo dans laquelle il aurait uriné sur le terrain du stade de Rabat. Cependant, il s’agissait en réalité d’une plaisanterie, et non d’un acte de provocation ou de vandalisme. Cette ambiguïté autour des motifs de sa détention a provoqué une vague de discussions sur les réseaux sociaux, où beaucoup dénoncent un traitement disproportionné face à un acte humoristique.
L’intervention de Youcef Belaïli est particulièrement importante dans ce contexte, car elle rappelle que le soutien moral peut jouer un rôle déterminant face à des situations judiciaires complexes. Comme il l’a exprimé de manière explicite : “Libérez Raouf”, une phrase courte mais qui résonne fortement en faveur de la justice et de la protection des droits des citoyens et influenceurs, même lorsqu’il s’agit d’un geste perçu comme anodin.
Cette affaire met également en lumière les tensions entre les comportements humoristiques ou décalés sur les réseaux sociaux et la rigueur des autorités, et elle soulève des questions sur la liberté d’expression et la proportionnalité des sanctions. Le soutien de personnalités publiques comme Belaïli peut ainsi encourager le dialogue et attirer l’attention sur la nécessité de contextualiser les faits avant de prendre des décisions judiciaires.
En attendant le procès, la mobilisation et la solidarité de certaines figures du sport et des médias continuent de faire parler de cette affaire, et elle reste au centre des discussions sur les réseaux sociaux, entre jeunes, sportifs et influenceurs algériens.


































