La réaction de Baghdad Bounedjah après l’élimination de l’Algérie face au Nigeria a été marquée par beaucoup de lucidité et une franchise rarement affichée à ce niveau de compétition. L’attaquant des Verts n’a pas cherché à esquiver la réalité du terrain, livrant une analyse directe du match, entre déception, regrets et respect pour l’adversaire.
Revenant sur le déroulement de la rencontre, Baghdad Bounedjah a expliqué que le score à la pause aurait pu offrir une véritable opportunité à la sélection nationale. « Sortir à égalité à la mi-temps était pour nous une occasion de changer quelque chose, d’autant plus qu’ils ont raté beaucoup d’occasions », a-t-il confié. Pour lui, cette première période laissait entrevoir la possibilité de corriger certaines lacunes, mais cela n’a finalement pas été le cas. « Mais cela ne s’est pas fait », a-t-il regretté avec amertume.
L’attaquant algérien a ensuite insisté sur l’impact physique du Nigeria, un élément déterminant dans l’issue du match. « L’adversaire a remporté la plupart des duels », a-t-il reconnu, soulignant la supériorité nigériane dans l’engagement et l’intensité. Un constat sans détour qui l’amène à admettre la légitimité du résultat final. « Le Nigeria mérite sa victoire, sans aucun doute », a-t-il affirmé, faisant preuve de fair-play malgré la douleur de l’élimination.
Sur le plan personnel, Baghdad Bounedjah n’a pas caché sa frustration de ne pas avoir été utilisé plus tôt. « Je voulais vraiment entrer en jeu », a-t-il déclaré, estimant que l’équipe avait manqué d’un véritable point d’appui offensif en première période. « Nous avons joué sans un véritable numéro 9 en première période », a-t-il ajouté, mettant en avant un déséquilibre dans l’animation offensive.
Sans attaquer frontalement le staff technique, l’attaquant a tenu à rappeler que les décisions prises relèvent de l’entraîneur. « Ce sont des choix de l’entraîneur et ils doivent être respectés », a-t-il précisé, tout en laissant transparaître un sentiment d’inachevé. Pour lui, un ajustement à la pause était indispensable pour espérer renverser la situation. « Il fallait modifier quelque chose entre les deux mi-temps, mais cela n’a pas eu lieu », a-t-il conclu.
À travers ces déclarations, Baghdad Bounedjah livre une analyse honnête et posée d’une élimination difficile à digérer. Ses propos traduisent à la fois la déception d’un joueur concerné et la lucidité d’un compétiteur conscient des manques affichés par son équipe. Une sortie médiatique qui résume le malaise d’une sélection algérienne éliminée trop tôt et les regrets d’un match qui aurait peut-être pu basculer autrement.


































