Algérie – Ali Bencheikh : La sortie a été frontale, sans détour, et elle a immédiatement relancé une polémique déjà omniprésente autour de la CAN 2025 organisée au Maroc. La voix d’Ali Bencheikh, connue pour sa liberté de ton et son absence de calcul, s’est imposée avec une sévérité rare. Ancien meneur de jeu emblématique, Bencheikh n’a pas cherché à tempérer son analyse ni à s’abriter derrière des formules prudentes. À ses yeux, cette édition continentale dépasse largement le cadre d’une compétition imparfaite : elle symbolise un profond malaise touchant à l’organisation, à l’arbitrage et, plus largement, à la crédibilité du football africain. Ses propos ont trouvé un écho immédiat dans une opinion déjà marquée par une succession de controverses depuis le début du tournoi.
« Cette édition de la Coupe d’Afrique au Maroc est une honte et un scandale pour le football », a-t-il déclaré sans la moindre ambiguïté. Une phrase lourde de sens, qui ne vise pas un incident isolé mais l’ensemble du tableau dressé par la compétition. Pour Bencheikh, l’accumulation de décisions arbitrales contestées, les dysfonctionnements logistiques et le climat général entourant la CAN ont porté atteinte à l’essence même de la compétition. Son jugement est sans appel : ce qui devait être une vitrine du football africain s’est transformé, selon lui, en une source de discrédit. En utilisant des mots aussi durs, l’ancien international assume une posture de rupture, convaincu que la gravité de la situation impose un discours sans concession.
Cette prise de position s’inscrit dans une logique cohérente avec le personnage. Bencheikh a toujours revendiqué le droit de dire ce qu’il pense, surtout lorsqu’il estime que les valeurs du jeu sont bafouées. Son intervention dépasse le simple prisme algérien, même si l’élimination des Verts et les polémiques qui l’ont entourée ont ravivé la colère. Elle pose une question plus large : jusqu’où le football africain peut-il tolérer ces dérives sans compromettre sa crédibilité internationale ? Lorsque des figures historiques s’expriment avec une telle virulence, le message adressé aux instances est clair. La CAN ne peut plus se contenter d’un discours d’autosatisfaction si la réalité du terrain raconte une autre histoire. En qualifiant cette édition de « la plus honteuse », Bencheikh agit comme un lanceur d’alerte, appelant à une remise en question profonde. Ses mots, qu’on les partage ou non, traduisent une exaspération grandissante face à un écart persistant entre les ambitions affichées et le niveau d’exigence réellement appliqué. Pour beaucoup, cette colère n’est pas isolée : elle reflète un malaise que le football africain devra tôt ou tard affronter s’il veut préserver la valeur et le respect de sa compétition reine.
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