Algérie – Maroc : Dans les travées des stades marocains, un élément a marqué cette Coupe d’Afrique des Nations 2025 autant que les buts ou les qualifications : la présence massive et bruyante des supporters algériens. À mesure que le tournoi avançait, une évidence s’est imposée, partagée par de nombreux observateurs, dont le journaliste algérien Walid Alakel, qui n’a pas hésité à mettre des mots sur ce que beaucoup ressentaient. Dans une déclaration sans détour, il a souligné l’impact unique des fans algériens sur l’atmosphère générale de la compétition, affirmant avec force : « Les supporters algériens sont une marque déposée mondiale, qu’on les aime ou qu’on les déteste. » Une phrase qui résume à elle seule la place singulière occupée par ce public dans le paysage du football africain.
Au fil des rencontres, la ferveur algérienne a souvent transformé des enceintes neutres en véritables chaudrons. Chants continus, drapeaux omniprésents, communion permanente avec les joueurs : l’énergie dégagée dans les tribunes a dépassé le simple cadre du soutien partisan. Pour Walid Alakel, cette ferveur n’est pas accessoire, elle est même structurante pour le tournoi. « La réussite de la CAN 2025, c’est le public algérien et la passion qu’il a imposée à chaque match », a-t-il insisté, pointant du doigt un phénomène rarement observé avec une telle intensité. Là où certaines affiches peinaient à attirer les foules, la présence des supporters des Verts a souvent suffi à remplir les gradins et à donner une dimension populaire aux rencontres, y compris lorsque l’Algérie n’était pas directement concernée.
Le journaliste va encore plus loin dans son analyse, en évoquant une réalité que beaucoup préfèrent parfois minimiser. « Sans la présence des supporters algériens à la CAN, les tribunes auraient été vides. Il y a une ambiance énorme dans les gradins, nous sommes le meilleur public », a-t-il déclaré, assumant un discours frontal et sans nuance. Cette affirmation, si elle peut susciter le débat, reflète néanmoins une perception largement partagée sur le terrain et dans les couloirs des stades. Les joueurs eux-mêmes, toutes nationalités confondues, ont souvent reconnu l’impact de cette ferveur sur le rythme et l’intensité des matchs. À la CAN 2025, l’Algérie n’a pas seulement existé par ses résultats sportifs, mais aussi par la force émotionnelle de ses supporters, capables de faire vibrer un tournoi entier. Dans une compétition où l’âme populaire reste un moteur essentiel, cette présence a rappelé que le football africain se nourrit autant de passion que de performance.


































