Algérie – Petkovic : À la suite de la qualification arrachée face à la RD Congo, l’un des choix tactiques qui a le plus suscité le débat concerne le positionnement de Mohamed Amine Amoura en pointe, au détriment de Baghdad Bounedjah. Une décision qui n’a rien d’anecdotique et qui s’inscrit, selon Noureddine Ould Ali, dans une lecture très précise du rapport de force imposé par l’adversaire. Dans une analyse livrée en exclusivité, l’entraîneur algérien a tenu à replacer ce choix dans son contexte réel, loin des interprétations simplistes. « Le tacle défensif qui a joué le Congo est ce qui a forcé Petkovic à placer Amoura comme attaquant de pointe », a-t-il expliqué, soulignant la capacité du staff à s’adapter à un scénario verrouillé dès les premières minutes.
Face à un bloc congolais dense, bas et agressif, l’Algérie s’est retrouvée confrontée à un défi spécifique : créer des décalages dans un espace réduit, tout en absorbant une intensité physique élevée. Pour Ould Ali, la réponse apportée par le sélectionneur relevait davantage d’une nécessité que d’un pari. « La rudesse des joueurs congolais a obligé Petkovic à choisir des joueurs techniques, rapides et efficaces », a-t-il poursuivi, insistant sur le profil d’Amoura, capable d’attaquer la profondeur, de décrocher et de multiplier les appels courts dans une défense compacte. Dans ce contexte, la mobilité et la vitesse primaient sur le jeu dos au but classique, rendant ce repositionnement cohérent avec la physionomie du match.
Cette rencontre, marquée par une tension constante et peu d’espaces exploitables, s’est finalement jouée sur des détails, comme l’a rappelé Noureddine Ould Ali avec lucidité. « Le match contre le Congo s’est joué sur de petites choses et a été décidé par les remplaçants, en commençant par Belaïd et en se concluant par Boulbina », a-t-il affirmé. Une lecture qui met en lumière l’importance de la profondeur de banc et de la gestion des temps faibles dans ce type de confrontation à élimination directe. Plus qu’un simple ajustement ponctuel, ce choix tactique illustre la capacité de l’Algérie à évoluer selon les contraintes du moment, sans s’enfermer dans un schéma figé. À ce niveau de la compétition, l’adaptabilité devient souvent l’arme la plus décisive, et ce succès face à la RD Congo en a offert une démonstration concrète.


































