Algérie – Maroc : a qualification du Maroc pour les demi-finales de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, acquise après une victoire maîtrisée face au Cameroun (2-0), a immédiatement ouvert le champ des projections et ravivé une attente latente. À Rabat comme ailleurs, l’idée d’un possible affrontement avec l’Algérie s’est imposée dans les esprits, tant ce scénario dépasse le simple cadre sportif. En conférence de presse, Walid Regragui n’a pas éludé la question et a livré des mots soigneusement choisis, à la hauteur de l’enjeu. « Si c’est l’Algérie, ce sera un vrai derby. Je pense même que ce sera historique », a-t-il affirmé, conscient de la portée symbolique d’un tel rendez-vous. Plus qu’un match, le sélectionneur marocain a évoqué une rencontre chargée d’histoire, capable de capter l’attention de tout un continent.
Le discours de Regragui s’est voulu à la fois apaisé et ambitieux, loin de toute provocation. « Ce serait aussi beau pour le football entre deux peuples frères. Si c’est eux, on sera très heureux. Ce serait une grande fête », a-t-il ajouté, soulignant la dimension émotionnelle et populaire qu’un derby maghrébin pourrait offrir à cette CAN 2025. Le Maroc et l’Algérie ne se sont plus croisés dans la compétition depuis 2004, ce qui confère à cette éventuelle demi-finale un parfum d’événement rare, presque suspendu dans le temps. Pour Regragui, toutefois, l’identité de l’adversaire reste secondaire face à l’objectif final. « Et si c’est le Nigeria, ce sera un autre style. On ne souhaite personne : la meilleure équipe passera et on devra affronter les meilleurs pour aller au bout », a-t-il insisté, rappelant que la conquête d’un titre continental impose de battre sans détour les formations les plus solides.
Du côté algérien, la perspective reste conditionnée par un obstacle majeur : le quart de finale face au Nigeria. Les hommes de Vladimir Petkovic savent que rien ne sera donné face à une sélection nigériane emmenée par des individualités de premier plan et une puissance offensive redoutable. Ce duel à haute intensité décidera non seulement du parcours des Fennecs, mais aussi de la nature du dernier carré. Un succès algérien ouvrirait la porte à un derby maghrébin attendu depuis plus de vingt ans, tandis qu’une qualification nigériane offrirait au Maroc un affrontement d’un tout autre registre, plus physique et direct. Dans tous les cas, les propos de Regragui ont déjà posé le décor : cette CAN 2025 ne se joue plus seulement sur la pelouse, mais aussi dans l’imaginaire collectif. Entre rivalités sportives, respect mutuel et ambitions assumées, le prochain adversaire du Maroc en demi-finale incarnera, à sa manière, l’une des grandes histoires de ce tournoi.
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