Le quart de finale entre le Maroc et le Cameroun continue de susciter de vives discussions, et cette fois, le débat s’est déplacé sur un terrain strictement technique. Ancien arbitre international reconnu sur le continent, Gamal El Ghandour a livré une analyse détaillée des décisions arbitrales prises durant la rencontre, mettant en lumière une série de situations qu’il juge problématiques. Son intervention, loin d’un simple commentaire à chaud, s’appuie sur une lecture chronologique et précise des faits de jeu, nourrissant un malaise déjà perceptible autour de l’arbitrage dans cette CAN 2025. Selon lui, la rencontre a été marquée par une accumulation d’erreurs ou d’oublis qui, sans forcément remettre en cause l’issue finale, interrogent sur la cohérence globale de la gestion arbitrale.
Dans son décryptage, El Ghandour commence par une phase clé de la première période, estimant qu’un penalty aurait dû être accordé au Maroc à la 33e minute. Il pointe ensuite plusieurs situations disciplinaires passées sous silence, notamment l’absence d’un second avertissement pour un joueur camerounais à la 45e minute plus le temps additionnel. L’ancien arbitre souligne également un manque de rigueur dans la sanction côté marocain, évoquant un avertissement non distribué à Ayoub El Kaabi à la 22e minute, puis une situation similaire concernant Nayef Aguerd à la 44e. À ses yeux, ces décisions manquées ont contribué à installer une forme d’incohérence dans la lecture du match, où la ligne disciplinaire semblait fluctuer selon les moments, sans véritable continuité.
L’analyse se poursuit avec un autre point sensible : un second avertissement non sifflé à l’encontre d’El Khannouss à la 63e minute, qui aurait pu changer la physionomie de la rencontre. Mais c’est surtout une action aux abords de la surface camerounaise qui cristallise les interrogations. El Ghandour relève une faute sifflée en faveur du Maroc sur un attaquant camerounais à la limite des 18 mètres, sans qu’aucune vérification approfondie ne soit effectuée pour déterminer si l’action avait eu lieu à l’intérieur ou à l’extérieur de la surface. Pour l’ancien arbitre, cette absence de recours clair à l’assistance vidéo constitue un manquement notable, tant le VAR est précisément conçu pour lever ce type de doute. Il conclut en rappelant que la rencontre a comporté de nombreuses situations arbitrales controversées, se limitant volontairement aux plus marquantes. Cette sortie relance inévitablement le débat sur l’arbitrage africain à un stade avancé de la compétition, où la moindre décision peut peser lourdement sur la crédibilité du tournoi et sur l’acceptation de ses résultats.
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