Algérie – Mahrez : À la veille d’un nouvel affrontement très attendu entre l’Algérie et le Nigeria, le débat s’est déplacé, l’espace de quelques heures, du terrain vers le champ psychologique. Sur les réseaux sociaux, l’influenceur nigérian Lobistars a réagi aux récentes déclarations de Riyad Mahrez, en livrant une analyse teintée de provocation et de méfiance assumée. Selon lui, les paroles du capitaine algérien relèveraient moins de la courtoisie sportive que d’une stratégie mentale bien connue au plus haut niveau. Sa lecture est sans détour : « Les tactiques de Guardiola consistent à encenser l’adversaire pour lui donner un sentiment de supériorité, avant de l’écraser. Mahrez, je connais ton jeu. » Une phrase qui a rapidement circulé, alimentant les discussions autour de la dimension mentale de ce quart de finale.
Cette sortie médiatique illustre à quel point les mots des leaders algériens sont aujourd’hui disséqués bien au-delà des frontières. Lorsque Mahrez évoque le Nigeria avec respect, il s’inscrit dans une posture classique de joueur expérimenté, conscient de l’importance de maîtriser la communication à l’approche des matchs couperets. Mais du côté nigérian, certains observateurs y voient une manœuvre subtile, héritée de son passage sous les ordres de Pep Guardiola, où la gestion des perceptions fait partie intégrante de la préparation. La référence n’est pas innocente. Elle place Mahrez dans la peau d’un stratège autant que d’un technicien, capable d’agir sur le terrain comme dans les têtes. Cette interprétation, qu’elle soit fondée ou non, témoigne surtout du respect mêlé de prudence que suscite l’Algérie à ce stade de la compétition.
Pour les Verts, cette agitation verbale reste périphérique. L’équipe avance avec un discours cohérent, centré sur le jeu et la maîtrise des détails. Les déclarations de Mahrez n’ont jamais cherché à provoquer, mais à rappeler la difficulté de l’obstacle nigérian. Que ces mots soient perçus comme une forme de ruse psychologique par certains supporters adverses n’altère en rien la préparation algérienne. Au contraire, cela souligne l’importance accordée à ce quart de finale, où chaque signal, même verbal, est surinterprété. Dans une CAN 2025 marquée par l’intensité et la tension croissante à mesure que l’on se rapproche du dénouement, les réseaux sociaux deviennent un théâtre parallèle, où chacun projette ses craintes et ses certitudes. Mais au moment de vérité, lorsque le ballon sera en jeu, ni les compliments ni les suspicions ne pèseront autant que la capacité à exécuter un plan de jeu. Et si certains redoutent une « tactique à la Guardiola », l’Algérie, elle, sait que seule la réalité du terrain confirmera ou non la justesse des intentions prêtées à son capitaine.


































