Algérie – France – Ethan Mbappé : La nouvelle a fait l’effet d’un coup d’arrêt dans l’élan d’optimisme qui entourait certains dossiers binationaux : Ethan Mbappé a décidé, pour l’instant, de donner la priorité à l’équipe de France. Approché ces derniers mois par la Fédération algérienne de football, le milieu de terrain formé à Bondy a choisi de temporiser et de se projeter d’abord vers une éventuelle convocation chez les Bleus, où son frère Kylian Mbappé occupe désormais le rôle de capitaine. Pour l’Algérie, il s’agit d’un coup dur symbolique, tant ce profil incarnait l’idée d’un renouveau générationnel, capable d’apporter fraîcheur et projection dans l’entrejeu à moyen terme.
Ce choix, qui n’est ni définitif ni fermé, s’inscrit toutefois dans une logique compréhensible du point de vue du joueur. À ce stade de sa carrière, Ethan Mbappé évolue encore dans une phase de construction, où chaque décision engage la trajectoire sportive et médiatique. Donner la priorité à la Équipe de France de football relève autant d’un attachement personnel que d’une stratégie de carrière, dans un environnement qu’il connaît parfaitement et où il espère, à terme, se faire une place par ses propres performances. Pour la FAF, cette position impose patience et prudence. L’expérience a appris que les choix internationaux se façonnent dans le temps, souvent au gré des opportunités sportives, des blessures ou des évolutions de statut en club.
Dans le contexte actuel, ce dossier met surtout en lumière les limites inhérentes à la gestion des binationaux. L’Algérie, engagée dans une dynamique sportive ambitieuse, ne peut se permettre d’attendre indéfiniment des joueurs encore indécis, surtout à l’approche de compétitions majeures. Le message envoyé par Ethan Mbappé est clair : l’heure n’est pas encore venue de trancher en faveur des Verts. Cela n’enlève rien à l’attractivité du projet algérien, mais rappelle que la concurrence internationale, notamment française, reste extrêmement forte. Pour les supporters algériens, la déception est réelle, mais tempérée par une réalité connue : les choix de sélection sont rarement linéaires. Ce refus provisoire n’enterre pas définitivement l’hypothèse algérienne, mais il oblige la FAF à continuer de bâtir sans se reposer sur des promesses. Dans un football moderne où la patience est devenue une vertu stratégique, l’Algérie encaisse ce contretemps et poursuit sa route, consciente que l’identité d’une sélection se construit avant tout avec ceux qui sont prêts à s’engager pleinement, ici et maintenant.
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