Hier, soit la veille du quart de finale très attendu de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 entre le Maroc et le Cameroun, l’actualité était dominée par une série de polémiques mêlant arbitrage, communication maladroite et tensions institutionnelles au sein de la Confédération africaine de football (CAF).
Tout a commencé lorsque « la Fédération mauritanienne de football a annoncé avec fierté la désignation de l’arbitre mauritanien Dahane Beida pour officier lors du match Cameroun–Maroc ». Une annonce qui aurait dû être purement sportive, mais qui a rapidement pris une tournure controversée. En effet, dans la publication accompagnant cette annonce, « le drapeau du Maroc a été représenté avec une étoile de David, et non avec l’étoile verte traditionnelle ». Cette représentation a immédiatement suscité un vif tollé sur les réseaux sociaux, poussant la fédération à « supprimer la publication » face à l’ampleur des réactions.
Cette polémique s’inscrit dans un climat déjà très tendu autour de la désignation des arbitres pour les quarts de finale de la CAN 2025. Jeudi soir, la CAF a finalement officialisé les désignations : « le Sud-Africain Tom Abongile a été nommé pour Mali–Sénégal, tandis que le Mauritanien Dahane Beida a été désigné pour Cameroun–Maroc ». Une décision intervenue tardivement, après plusieurs revirements.
Initialement, « l’Égyptien Amin Omar devait diriger Cameroun–Maroc, avec l’Algérien Mustapha Ghorbal à la VAR ». Cette configuration avait provoqué une vague de critiques du côté marocain. Sur les réseaux sociaux, de nombreux supporters estimaient ce choix “sensible”, rappelant « des précédents douloureux impliquant des arbitres égyptiens lors de matchs du Maroc », ainsi que la rivalité persistante avec l’Algérie.
Face à la grogne, « la Fédération royale marocaine de football a déposé une réclamation auprès de la CAF », dénonçant à la fois le retard dans l’annonce des arbitres et leur identité. Finalement, Amin Omar et Mustapha Ghorbal ont été écartés, une décision qui n’a pas fait l’unanimité ailleurs.
Selon le journaliste Romain Molina, ces changements ont provoqué de fortes tensions en interne : « Samuel Eto’o et le président de la Fédération nigériane n’ont pas du tout apprécié ces décisions tardives et sont en train de s’allier pour contester certaines désignations », avant de conclure : « C’est très chaud actuellement à la CAF ».
Au-delà de ce cas précis, cette nouvelle polémique met en lumière « un malaise plus large autour de l’arbitrage à la CAN 2025 », déjà critiqué lors de précédentes rencontres, notamment Algérie–RDC. Entre décisions contestées, pressions politiques et erreurs de communication, l’arbitrage apparaît plus que jamais comme l’un des points noirs de cette édition, à un moment crucial de la compétition.


































