La page est désormais tournée. Après plusieurs semaines de débats, de spéculations et de critiques, Vladimir Petković poursuivra bel et bien sa mission à la tête de la sélection algérienne jusqu’à la Coupe du monde 2026. La qualification pour les huitièmes de finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, organisée au Maroc, a suffi à acter définitivement son maintien, conformément aux clauses prévues dans son contrat.
Cette décision met fin à une période de tension alimentée par certains observateurs et médias, qui doutaient de la capacité du technicien suisse à conduire les « Verts » vers un Mondial ambitieux. Avant même le coup d’envoi de la CAN 2025, plusieurs voix réclamaient déjà son départ en cas de contre-performance, allant jusqu’à appeler à la nomination d’un entraîneur de renommée internationale pour préparer l’échéance mondiale.
Sur le terrain, Petković a répondu de la meilleure manière possible. L’Algérie a terminé la phase de groupes avec un parcours sans faute, un exploit rare dans cette édition, partagé uniquement avec le Nigeria. Trois victoires convaincantes face au Soudan (3-0), au Burkina Faso (1-0) et à la Guinée équatoriale (3-1) ont permis aux « Guerriers du désert » de franchir un cap qu’ils n’avaient plus dépassé lors des deux dernières CAN.
Au-delà des résultats chiffrés, c’est surtout la solidité collective et la maîtrise tactique affichées qui ont renforcé la position du sélectionneur. Petković a su instaurer une certaine rigueur défensive tout en redonnant de la cohérence au jeu offensif, un équilibre longtemps recherché par la sélection algérienne depuis ses échecs récents sur la scène africaine et mondiale.
La Fédération algérienne de football, de son côté, n’a jamais réellement envisagé une rupture précipitée. Le contrat du sélectionneur prévoyait explicitement sa continuité jusqu’à la Coupe du monde 2026 en cas de qualification pour le second tour de la CAN, avec même une marge d’appréciation laissée à la FAF en cas de scénario contraire. Une source proche du dossier a d’ailleurs confirmé que la situation de Petković était « saine sur tous les plans », tant sportivement que contractuellement.
À présent, l’attention se tourne vers la Coupe du monde 2026, qui se déroulera aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Placée dans un groupe comprenant l’Argentine, championne du monde en titre, l’Autriche et la Jordanie, l’Algérie sait que le défi sera de taille, mais pas hors de portée. Le retour au Mondial après les absences en 2018 et 2022 constitue déjà un enjeu majeur.
En maintenant Vladimir Petković, les instances algériennes font le choix de la stabilité et de la continuité, estimant qu’un changement de cap à moins de six mois du Mondial aurait été contre-productif. Désormais libéré de toute polémique, le sélectionneur suisse est attendu sur un seul terrain : celui des résultats, là où il a déjà commencé à convaincre.


































