L’équipe nationale algérienne a brillamment achevé la phase de groupes de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, organisée au Maroc, en réalisant un parcours parfait. Trois matchs, trois victoires, neuf points et une première place méritée dans le groupe E : les chiffres parlent d’eux-mêmes. Mais au-delà des statistiques, un élément historique intrigue et alimente l’optimisme des supporters algériens.
En effet, une règle non écrite, mais lourde de sens, accompagne désormais les performances des « Verts ». Chaque fois que l’Algérie a remporté l’ensemble de ses matchs lors de la phase de groupes de la CAN, elle a terminé la compétition sur le toit de l’Afrique. Un constat rare, mais révélateur, qui s’est vérifié à deux reprises dans l’histoire du football algérien.
La première de l’équipe nationale algérienne remonte à 1990, lorsque l’Algérie, pays hôte de la compétition, avait dominé sa phase de groupes avant de décrocher son tout premier sacre continental devant son public. La seconde date de la CAN 2019 en Égypte, où les coéquipiers de Riyad Mahrez avaient survolé le tournoi et offert au peuple algérien un titre mémorable, marqué par une solidarité et une maîtrise tactique exemplaires.
Aujourd’hui, en 2025, ce scénario semble se répéter. L’Algérie a impressionné face au Soudan (3-0), fait preuve de solidité contre le Burkina Faso (1-0) et démontré son efficacité offensive face à la Guinée équatoriale (3-1). Ces performances traduisent un équilibre entre rigueur défensive et efficacité offensive, deux ingrédients indispensables pour aller loin dans une compétition aussi exigeante que la CAN.
Toutefois, si cette règle historique nourrit l’espoir, le chemin vers le titre reste semé d’embûches. Le prochain obstacle se nomme la République démocratique du Congo, un adversaire redoutable que les Verts affronteront en huitièmes de finale. Une rencontre décisive, où la moindre erreur pourrait coûter cher.
Les supporters algériens rêvent de voir la génération actuelle marcher sur les traces de celle de Rabah Madjer en 1990 et de celle menée par Riyad Mahrez en 2019. Autour de jeunes talents prometteurs comme Ibrahim Maza, l’équipe devra faire preuve de constance, de maturité et de caractère pour confirmer son statut de prétendant sérieux au sacre.
L’objectif est clair : remporter une troisième Coupe d’Afrique des Nations et inscrire une nouvelle page glorieuse dans l’histoire du football algérien. Pour y parvenir, l’Algérie devra franchir avec succès les étapes des quarts, des demi-finales et de la finale. Si la fameuse règle historique venait à se confirmer une fois de plus, le Maroc pourrait bien être le théâtre d’un nouveau triomphe algérien.



































