Ramiz Zerrouki aborde la Coupe d’Afrique des nations 2025 dans un climat particulier, marqué par une défiance persistante d’une partie du public algérien. Malgré sa sélection officielle, le milieu défensif reste l’un des joueurs les plus critiqués de l’effectif des Verts. Pourtant, à l’approche du tournoi, le joueur affiche une attitude résolument positive, assumant pleinement sa présence et son ambition de briller avec l’équipe nationale.
Cette situation n’est pas nouvelle pour Zerrouki. Depuis ses débuts en sélection, il évolue sous pression, souvent jugé plus sévèrement que d’autres. Son profil, moins spectaculaire, contraste avec les attentes d’un public habitué aux milieux créatifs et techniques. Cependant, les sélectionneurs successifs ont continué de lui accorder leur confiance, conscients de l’importance de son rôle dans l’équilibre collectif.
Interrogé après un match de championnat néerlandais, Zerrouki n’a pas esquivé le sujet de sa participation à la CAN. Il a expliqué avec honnêteté les conséquences de son engagement international sur son calendrier en club, déclarant : « C’est étrange, car un autre match important est prévu le week-end prochain. Malheureusement, je ne pourrai pas y participer. » Une phrase qui traduit une forme de regret, mais aussi un sens aigu des priorités.
Le joueur algérien a surtout tenu à mettre en avant son enthousiasme. Sans jamais répondre directement aux critiques, il a préféré rappeler l’importance de l’événement : « Je me réjouis vraiment de participer à la phase finale de la Coupe d’Afrique des nations. Être présent dans une grande compétition, c’est ce que souhaite tout footballeur. » Par ces mots, Zerrouki affirme clairement que porter le maillot national reste une fierté, malgré les critiques.
Il n’a pas caché non plus sa déception de manquer un match symbolique face à son ancien club Feyenoord, allant jusqu’à plaisanter sur un éventuel report : « Peut-être qu’ils peuvent encore fixer une autre date pour cette rencontre. » Avant de conclure avec réalisme et confiance : « Mais c’est la réalité. C’est dommage, mais j’ai confiance en mes coéquipiers et en l’équipe. »
La CAN 2025 représentera pour Zerrouki bien plus qu’un simple tournoi. Ce sera une occasion de se réaffirmer, de prouver que son rôle dépasse les statistiques et les gestes spectaculaires. Sous la direction de Vladimir Petkovic, il pourrait bénéficier d’un cadre tactique mieux adapté à ses qualités, ce qui lui permettrait d’exprimer pleinement son utilité.
Pour les supporters algériens, le débat autour de Zerrouki reste ouvert. Mais pour le joueur, l’objectif est clair : répondre sur le terrain. Sa sérénité apparente et son discours mesuré montrent un joueur conscient des enjeux, prêt à assumer ses responsabilités. Comme il l’a rappelé avec simplicité, « participer à une grande compétition est un privilège », et c’est avec cet état d’esprit qu’il s’apprête à défendre les couleurs de l’Algérie.
































