L’absence de Nabil Bentaleb de la liste de l’Algérie pour la Coupe d’Afrique des nations 2025 a provoqué une onde de choc chez de nombreux supporters. À 31 ans, le milieu de terrain de Lille semblait pourtant avoir retrouvé une dynamique positive, tant sur le plan physique que mental. Son exclusion, perçue comme inattendue, a rapidement suscité interrogations et débats, d’autant plus que le joueur avait récemment affiché de bonnes performances en club et semblait encore entrer dans les plans du sélectionneur quelques mois auparavant.
Le parcours récent de Bentaleb donne à cette décision une dimension particulière. Après avoir traversé une épreuve médicale majeure en 2024, lorsque sa carrière a failli s’arrêter brutalement à cause d’un problème cardiaque, le joueur avait réussi un retour progressif et salué par tous. Revenir au haut niveau, puis redevenir compétitif en Ligue 1 et en Coupe d’Europe, constituait déjà une victoire personnelle. Dans ce contexte, l’espoir de participer à une CAN prenait une valeur symbolique forte, presque comme l’aboutissement d’un combat silencieux.
Sur le terrain, le joueur n’a pourtant jamais cessé de répondre présent. Sa vision du jeu, sa capacité à orienter le ballon et son expérience ont souvent été déterminantes pour Lille. Son but inscrit récemment en championnat est venu rappeler qu’il restait un milieu capable d’influencer le jeu et de faire la différence dans les moments clés. Malgré cela, Vladimir Petkovic a préféré s’appuyer sur d’autres profils au milieu de terrain, privilégiant des joueurs jugés plus adaptés à son projet actuel.
La réaction de Bentaleb, loin de toute polémique, a été marquée par une grande sincérité. Il a reconnu sa déception sans détour en déclarant : « C’est décevant. Je pense avoir fait le nécessaire pour faire partie de ce groupe. » Une phrase simple, mais lourde de sens, qui traduit le sentiment d’un joueur convaincu d’avoir répondu aux exigences sportives. Il a toutefois accepté la décision avec professionnalisme, ajoutant : « C’est une décision, le sélectionneur a fait ses choix. Je suivrai l’équipe nationale comme un supporter. »
L’international algérien n’a pas cherché à masquer son état d’esprit, assumant pleinement son ressenti : « Je suis frustré, c’est tout. Mais je passerai à autre chose. Il y a des choses bien plus graves dans la vie. » Ces mots témoignent d’une maturité forgée par les épreuves, mais aussi d’un attachement profond au maillot national. Bentaleb n’a jamais remis en cause l’institution ni le staff, préférant se projeter vers l’avenir.
Désormais, le milieu de terrain entend se concentrer pleinement sur son club, comme il l’a affirmé lui-même : « Je vais continuer à avancer, cela me permettra de travailler encore plus dur avec mon club et de me recentrer sur moi-même et sur l’équipe. » Quant à l’avenir international, il reste lucide et réaliste : « Je ne suis pas celui qui décide. Le sélectionneur a certainement ses raisons et je les respecte. Je suis un Algérien fier et je leur souhaite toute la réussite possible dans cette compétition. »
































