Les nouvelles autour de Youcef Belaïli, aujourd’hui joueur de l’Espérance de Tunis, suscitent un mélange d’inquiétude et d’espoir dans l’entourage du football algérien. Longtemps annoncé indisponible pour une durée allant de six à neuf mois après une grave blessure au genou, l’international algérien semblait devoir tirer un trait sur une grande partie de sa saison. Les premiers examens évoquaient en effet un important déchirement des ligaments latéraux associé à un problème au niveau du cartilage, une combinaison qui laisse habituellement présager un long parcours de rééducation et un retour progressif à l’effort. Pour un joueur dont l’explosivité, la vivacité et la capacité à changer le cours d’un match reposent sur la puissance gestuelle, ce diagnostic avait pris l’allure d’un coup de massue.
Mais un retournement médical inattendu est venu modifier le scénario. Selon les dernières informations, l’opération chirurgicale a totalement rebattu les cartes : les spécialistes qui ont traité Belaïli ont observé une réponse exceptionnelle de son genou, au point de revoir drastiquement les prévisions initiales. Alors qu’on s’attendait à une absence pouvant approcher l’année, les médecins parlent désormais d’un retour possible dès le troisième ou quatrième mois, un délai très court au regard de la nature de la blessure. Les tissus auraient réagi de manière particulièrement favorable, la cicatrisation étant jugée plus rapide que la moyenne, un phénomène rare à ce niveau de gravité. Si les étapes de rééducation restent strictes, l’optimisme s’installe peu à peu parmi les responsables médicaux et le staff du club tunisien.
Cette évolution ouvre une perspective nouvelle pour Belaïli, dont la détermination et la discipline dans le travail sont unanimement saluées. À 33 ans, l’Algérien sait que chaque saison compte et que la moindre blessure peut peser lourd sur la suite de sa carrière. L’idée d’un retour anticipé représente donc un enjeu capital, autant pour son club que pour la sélection algérienne, qui observe attentivement la progression du joueur. Rien n’est encore garanti, mais le simple fait qu’un come-back en trois ou quatre mois soit considéré comme crédible témoigne du caractère exceptionnel du cas. Si Belaïli parvient effectivement à revenir aussi vite, ce serait non seulement un exploit médical, mais aussi un nouveau signe de sa résilience, lui qui a souvent su renaître quand on le pensait perdu.
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