La nouvelle a secoué aussi bien la scène footballistique algérienne que tunisienne : blessé gravement au genou lors du derby de Tunis, Youcef Belaïli a subi une rupture du ligament croisé antérieur, l’une des blessures les plus redoutées chez les footballeurs. Pourtant, malgré le choc et l’inquiétude générale, l’international algérien refuse de baisser les bras. Mieux encore, il affirme avec conviction qu’il peut encore rattraper le train de la Coupe du monde 2026.
Dans un entretien exclusif accordé à winwin, Belaïli a affiché un optimisme surprenant mais fidèle à sa personnalité combative : « L’opération s’est déroulée parfaitement et je pourrai reprendre la course d’ici trois semaines », a-t-il déclaré. Cette phrase, chargée d’espoir, a immédiatement redonné de la lumière aux supporters qui redoutaient de le voir manquer l’un des rendez-vous les plus importants de sa carrière.
À 33 ans, Belaïli sait que le temps joue contre lui. Néanmoins, son parcours démontre que le joueur a souvent réussi à renaître lorsque tout semblait s’effondrer. Sa suspension en 2015 aurait pu anéantir sa carrière ; au contraire, elle n’a été qu’une étape avant un retour tonitruant ponctué de titres africains avec l’Espérance et d’un sacre historique avec l’Algérie en 2019. Comme il l’a rappelé à winwin, « les épreuves difficiles me renforcent toujours ».
Le joueur est également revenu sur la gestion de sa blessure, expliquant qu’il avait continué à jouer sans imaginer l’étendue des dégâts : « Je ne pensais vraiment pas que c’était si grave », a-t-il affirmé, avant d’ajouter que les médecins lui avaient annoncé une absence d’environ six mois, même s’il reste persuadé qu’il pourra revenir plus rapidement grâce à son état de forme : « Je sens que mon corps va répondre vite, je le connais ».
Son entourage, qu’il s’agisse de l’Espérance ou de la Fédération algérienne de football, lui a apporté un soutien massif. Le président de l’Espérance, Hamdi Meddeb, s’est personnellement impliqué dans la prise en charge de l’opération. Belaïli a tenu à exprimer sa gratitude : « Je remercie l’Espérance, son président et tous ceux qui m’ont soutenu dans ce moment difficile ».
Bien que la CAN 2025 soit quasiment hors de portée, Belaïli reste focalisé sur son objectif ultime : le Mondial 2026. Selon ses propres termes, « je crois encore à la Coupe du monde, je ne lâcherai rien ». Même si le timing semble serré, l’Algérien se dit prêt à livrer une nouvelle bataille, convaincu qu’il peut encore participer au tournoi planétaire qu’il rêve de disputer depuis toujours.
Ses déclarations à winwin révèlent un joueur habité par une force mentale rare, persuadé que chaque blessure peut devenir un tremplin. Les supporters, d’Algérie comme de Tunis, espèrent désormais qu’une fois encore, le talentueux gaucher réussira l’impossible : transformer cette lourde blessure en un nouveau chapitre triomphal dans sa carrière.

































