La rencontre entre l’AS FAR et Al Ahly, disputée ce vendredi 28 novembre 2025 au stade Moulay Hassan de Rabat, a été marquée par des incidents d’une rare gravité qui ont secoué la Ligue des champions africaine. Officiellement, l’AS FAR a annoncé son intention de saisir la CAF suite à ce qu’elle considère comme un « vol arbitral » ayant impacté le déroulement du match. Plusieurs décisions contestées ont enflammé les débats : un but de Fahli a été annulé pour un hors-jeu imaginaire, un penalty évident sur Hrimat n’a pas été sifflé et un autre penalty sur El Fahli a également été ignoré. Ces décisions ont suscité une vague de protestations sur le terrain et ont contribué à une atmosphère électrique qui a dégénéré en véritable chaos.
Le match, qui devait initialement se concentrer sur le jeu, a rapidement été détourné par des incidents hors du commun. Des projectiles ont été lancés sur la pelouse, dont un objet métallique pointu qui a touché l’attaquant égyptien Mahmoud Trézéguet. Les images de la scène, largement partagées sur les réseaux sociaux, montrent l’attaque du joueur et la stupéfaction de ses coéquipiers. Les Égyptiens ont tenté de remettre l’objet aux officiels pour signaler le danger, mais la réaction des joueurs de l’AS FAR a été immédiate et agressive, provoquant une bagarre générale sur la pelouse. L’échauffourée a duré plusieurs minutes, contraignant l’arbitre à gérer la situation avec beaucoup de difficulté.
À cela s’ajoutent des manœuvres perturbatrices pendant le jeu. Lors d’une contre-attaque d’Al Ahly, un deuxième ballon a été volontairement lancé sur le terrain par un ramasseur de balles, ralentissant l’action et obligeant l’arbitre à interrompre momentanément le match. Ces incidents répétitifs ont contribué à créer un climat de tension maximale, rappelant les défis sécuritaires et organisationnels que peuvent représenter certaines rencontres africaines de haut niveau.
Sportivement, le match s’est terminé sur un score de 1-1. L’égalisation d’Al Ahly, signée Trézéguet, a permis aux Égyptiens de conserver la tête du groupe B, à égalité de points avec les Young Africans de Tanzanie, tandis que l’AS FAR se retrouve troisième avec un seul point en deux matchs. Malgré ce nul, les conséquences du match dépassent largement le résultat sportif. Les tensions survenues sur la pelouse posent des questions sur la sécurité des joueurs et la gestion des rencontres dans un contexte où le stade Moulay Hassan accueillera prochainement les trois matchs de groupe de l’Algérie lors de la CAN 2025, ainsi qu’un huitième de finale début janvier.
La CAF devra désormais trancher sur les incidents et décider si des sanctions seront appliquées à l’AS FAR ou si des mesures seront prises pour prévenir la répétition de tels événements. Entre décisions arbitrales contestées, jets de projectiles et perturbations délibérées du jeu, ce match restera dans les mémoires comme l’un des plus chaotiques de la saison africaine. L’AS FAR, par sa saisine officielle, souhaite que la justice sportive rétablisse ce qu’elle estime être un droit bafoué, dans un contexte où la Ligue des champions doit rester un exemple de fair-play et de sécurité pour tous les participants.



































