La JS Kabylie a vécu un moment de frustration intense lors de son match nul à domicile contre les Young Africans (0-0), et ce sentiment s’est illustré de manière spectaculaire par le comportement de l’entraîneur Josef Zinnbauer. Alors que le temps réglementaire touchait à sa fin et que ses joueurs venaient de manquer un but tout fait, l’Allemand s’est laissé tomber au sol, exprimant une exaspération palpable qui n’a pas échappé aux observateurs et aux caméras du stade.
Le match avait pourtant offert de nombreux espoirs aux supporters kabyles. Dès le début de la rencontre, la JSK avait tenté de prendre le contrôle du jeu, multipliant les combinaisons rapides au milieu et cherchant à exploiter les espaces dans la défense tanzanienne. Belaïd, Mahious, Sarr et Merghem ont été particulièrement actifs, mais leurs initiatives n’ont pas suffi à tromper la vigilance d’un bloc défensif bien organisé. La première mi-temps s’est ainsi conclue sur un score vierge, avec un public à la fois enthousiaste et inquiet face à l’imprécision offensive de son équipe.
La seconde période a montré des changements d’attitude et de dynamique. Les Young Africans ont renforcé leur organisation défensive et multiplié les interventions pour casser le rythme de la JSK. Les Jaune et Vert, malgré quelques incursions prometteuses et des actions collectives intéressantes, ont buté sur un adversaire discipliné et bien préparé. À chaque occasion manquée, la tension montait dans le stade, et Zinnbauer semblait absorber toute cette pression, culminant avec ce geste désespéré sur le terrain à la fin du match.
Ce comportement rappelle les réactions célèbres d’anciens entraîneurs de l’équipe d’Algérie, comme Rabah Belmadi, connus pour leur expressivité et leur passion démesurée. L’hystérie de Zinnbauer, visible dans sa chute dramatique au sol, traduit non seulement la frustration d’un match raté à un moment crucial, mais également la volonté de son entraîneur de faire ressentir à ses joueurs l’importance de concrétiser leurs occasions. Ce geste, très humain, a marqué les esprits et symbolise la pression qui pèse sur la JSK à l’aube des prochaines rencontres de la Ligue des champions.
Le match nul laisse un goût amer pour le club kabyle, qui n’a pas réussi à capitaliser sur sa domination territoriale et ses phases offensives prometteuses. Si le Chabab espérait reprendre confiance après la lourde défaite à l’extérieur contre Al Ahly, il devra rapidement corriger ses lacunes, notamment dans le dernier geste, pour ne pas compromettre ses ambitions dans ce groupe relevé. Le geste de Zinnbauer restera comme l’illustration dramatique d’une frustration accumulée, reflet de la tension et des attentes qui entourent la JSK cette saison.



































