La JS Kabylie (JSK) continue de naviguer dans des eaux troubles après son match nul frustrant (0-0) contre les Young Africans, et les tensions autour de l’encadrement technique ne cessent de croître. Selon des sources internes, un entraîneur tunisien aurait été proposé par un manager à la direction du club pour prendre la place de Josef Zinnbauer, juste avant la rencontre face aux Tanzaniens. Cette initiative, révélée après le match, a immédiatement alimenté une campagne de dénigrement à l’encontre de l’entraîneur allemand, une offensive jugée par beaucoup comme orchestrée et honteuse.
Sportivement, la JSK a montré des signes de volonté mais reste en difficulté dans cette phase de groupes de la Ligue des champions africaine. Dès le coup d’envoi, la rencontre a été équilibrée. Les Young Africans ont affiché un bloc compact, solide défensivement et efficace dans la circulation rapide du ballon. Les Jaune et Vert, poussés par un public venu nombreux pour soutenir l’équipe après la défaite au Caire contre Al Ahly, ont tenté d’imposer le rythme et de créer des occasions. Belaïd, Mahious, Sarr et Merghem se sont montrés entreprenants, mais la finition a fait défaut et le gardien tanzanien a été vigilant sur chaque frappe.
La seconde période a vu les visiteurs durcir leur bloc et limiter les espaces, rendant toute initiative de la JSK particulièrement compliquée. Zinnbauer a procédé à plusieurs changements offensifs pour forcer la décision et tenter de faire la différence. Malgré ces ajustements et l’énergie déployée par les joueurs, l’équipe a buté sur l’organisation rigoureuse des Young Africans. La tension a culminé dans les dernières minutes avec Messaoudi, dont la tête puissante a heurté la barre transversale, laissant le stade dans l’expectative et le score final inchangé.
Cet incident illustre les défis que rencontre actuellement la JSK, entre pression des résultats, attentes du public et pressions internes visant l’encadrement technique. La proposition d’un remplaçant et la campagne de critiques qui a suivi montrent que la direction du club et certains acteurs externes cherchent à influencer la situation. Pour Zinnbauer, la priorité reste la cohésion de son groupe et la nécessité de surmonter les obstacles sur le terrain plutôt que de se laisser distraire par des pressions extérieures.
À l’heure où la JSK tente de se relancer dans la compétition continentale, le club doit trouver un équilibre entre stabilité institutionnelle et performance sportive. Les prochains matchs seront décisifs pour évaluer la capacité de Zinnbauer à reprendre la main et à redonner confiance à une équipe qui possède le talent mais doit encore canaliser ses efforts dans un contexte difficile.

































