Algérie Foot– Lors de la conférence de presse tenue ce jeudi, le sélectionneur de l’équipe nationale algérienne, Vladimir Petkovic, a abordé plusieurs questions concernant les joueurs convoqués et ceux qui ne font pas partie de la liste, en particulier Abdelli et Zerrouki. Ces deux joueurs évoluent au milieu de terrain, un secteur clé du jeu où la concurrence est très élevée.
Absence d’Abdelli : Un retour à consolider
Le cas de Abdelli, milieu de terrain du SCO Angers, a été l’un des points importants évoqués par Petkovic. Bien que le joueur soit de retour après une blessure, il n’a pas été convoqué pour les prochains matchs de la sélection. Petkovic a souligné que la concurrence dans le secteur du milieu de terrain est féroce, ce qui complique les choix pour certains joueurs.
« Cela fait trois ou quatre matchs qu’il revient de blessure, et il doit encore retrouver son meilleur niveau. De plus, il a changé de rôle sur le terrain, ce qui l’oblige à s’adapter à un nouveau système », a expliqué le coach. Petkovic a insisté sur le fait qu’Abdelli reste un joueur de bon niveau, mais qu’il doit améliorer son impact et son dynamisme dans le jeu. Le sélectionneur a ajouté que pour faire partie de l’équipe, chaque joueur doit constamment prouver qu’il peut être performant au plus haut niveau.
Zerrouki : Un potentiel à exploiter
En revanche, Petkovic a également évoqué Zerrouki, milieu de terrain très critiqué par les supporters algériens pour ses performances récentes. Cependant, malgré les critiques, Petkovic a exprimé sa confiance envers le joueur de Twente. Il a déclaré : « Je pense que Zerrouki peut ramener un plus à la sélection. Il a le potentiel pour apporter quelque chose de positif à l’équipe. » Cette déclaration marque un soutien clair de la part de Petkovic, qui semble persuadé que Zerrouki a les qualités nécessaires pour s’impliquer dans le projet sportif de l’Algérie, malgré les réticences exprimées par une partie du public.
Sa convocation pour le stage de novembre prouve qu’il a su convaincre Vladimir Petkovic, grâce à un regain de forme et une régularité exemplaire dans son club.
Âgé de 25 ans, Zerrouki réalise un bon début de saison aux Pays-Bas, où il a disputé 11 matchs, marqué un but et délivré une passe décisive. Ces statistiques ne traduisent pas seulement une présence continue, mais aussi une influence croissante dans le jeu de Twente, où il est devenu un élément essentiel du milieu. Le joueur formé à l’Ajax Amsterdam semble avoir trouvé l’équilibre entre rigueur défensive et contribution offensive, un aspect souvent pointé du doigt lors de ses précédentes sorties avec les Verts.
Son retour dans le groupe national n’était pourtant pas acquis. Après ses performances jugées décevantes lors de la fenêtre internationale de septembre, beaucoup pensaient que Petkovic allait tourner la page. Mais le sélectionneur suisse, qui cherche à redonner de la stabilité à son milieu de terrain avant la CAN 2025, a finalement décidé de rappeler un joueur qu’il considère comme un atout tactique.
Il faut dire que le joueur divise. Certains lui reprochent une certaine lenteur et un manque d’impact physique, d’autres saluent sa vision du jeu, sa précision dans la relance et son intelligence tactique. Ce contraste a souvent fait de lui une cible facile des critiques, d’autant que son style sobre tranche avec celui de milieux plus explosifs comme Houssem Aouar ou Fares Chaïbi. Pourtant, ses entraîneurs — Djamel Belmadi hier, et Petkovic aujourd’hui — ont toujours reconnu en lui un joueur fiable et discipliné, capable d’assurer l’équilibre de l’équipe.
Son absence lors du dernier rassemblement en octobre aurait d’ailleurs été, selon plusieurs observateurs, davantage dictée par la pression médiatique et populaire que par des considérations purement sportives. Mais à force de persévérance et de travail, Zerrouki a su renverser la tendance, prouvant qu’il pouvait encore compter dans le plan de jeu des Fennecs.
Cette convocation représente donc une seconde chance pour lui. Dans un milieu de terrain algérien désormais très concurrentiel, son expérience et sa constance pourraient s’avérer précieuses dans la préparation de la CAN 2025 au Maroc. Lui qui avait disputé la précédente édition en Côte d’Ivoire, sans y briller particulièrement, aura à cœur de rectifier le tir et de montrer qu’il mérite pleinement sa place parmi les 23.
Petkovic a aussi précisé qu’il y a 27 joueurs sur la liste, et bien qu’il ne soit pas possible que tous jouent, il souhaite donner une chance à chacun de démontrer son potentiel. Il a notamment mentionné des joueurs comme Benbot et Belaid, qui, comme Zerrouki, auront l’opportunité de jouer pour prouver leur valeur.
La concurrence comme facteur clé
Il est clair que Petkovic mise beaucoup sur la concurrence saine au sein de son groupe pour stimuler les joueurs à donner leur maximum. La sélection, selon lui, doit toujours être un processus évolutif, où chaque joueur doit justifier sa place à chaque rassemblement. Petkovic a d’ailleurs mentionné qu’il espère que tous ses joueurs soient prêts physiquement avant la CAN : « Nous avons la chance d’avoir 10 jours avant le premier match de la CAN pour améliorer l’état physique de nos joueurs », a ajouté le coach, soulignant l’importance de cette préparation.
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