Algérie Foot – La décision de Maghnes Akliouche et de Rayan Cherki de rejoindre l’équipe de France a suscité des réactions en Algérie, mais sans réelle amertume. Habituée à ce genre de dossiers sensibles, la Fédération algérienne de football (FAF) adopte désormais un ton pragmatique.
Ces derniers mois, les deux jeunes talents franco-algériens étaient suivis de près par la FAF, qui espérait convaincre au moins l’un d’eux de porter le maillot des Fennecs. Mais la réponse est tombée : Didier Deschamps a convoqué Akliouche et Cherki pour le prochain rassemblement des Bleus, mettant fin au suspense.
Interrogé par la presse, un membre de la FAF a tenu à clarifier la position de l’instance. « Oui, nous avons approché l’environnement du joueur. Nous avons parlé avec des membres de sa famille, et Akliouche était au courant de l’intérêt de la sélection. À partir de là, nous ne mettons plus aucune pression. Il n’y a aucune campagne de presse de notre part. Nous savons que le joueur est de nationalité sportive française et que son vécu est en France. Nous respectons cela. Que ce soit Akliouche ou Cherki, aucun des deux joueurs n’a manifesté la volonté de nous rejoindre », a-t-il expliqué.
Ces propos traduisent une évolution dans la manière dont l’Algérie gère les cas de binationaux. Finies les polémiques et les pressions médiatiques : la priorité est donnée aux joueurs motivés et attachés au maillot national. « Celui qui hésite sort de notre cœur. Il faut venir avec envie », rappellent souvent les cadres des Fennecs, à l’image de Riyad Mahrez ou Islam Slimani.
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