Algérie Foot– L’équipe nationale féminine d’Algérie a connu une soirée difficile ce mardi au stade Mustapha Tchaker de Blida, s’inclinant lourdement (0-3) face au Sénégal lors d’un second match amical en l’espace de 48 heures. Cette rencontre, qui s’inscrivait dans le cadre de la préparation en vue de la phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations féminine (CAN), a mis en lumière plusieurs lacunes mais également des pistes de travail utiles pour le sélectionneur Farid Benstiti.
Ce revers face aux Lionnes de la Teranga intervient après une première rencontre encourageante, remportée (1-0) dimanche contre la République Démocratique du Congo. Si les coéquipières de Belloumou avaient alors montré une belle maîtrise collective et un certain réalisme, le match retour face au Sénégal a rappelé la nécessité de progression à plusieurs niveaux, notamment sur le plan défensif et dans la gestion de l’intensité.
Le Sénégal, bien organisé et efficace, n’a pas laissé passer les occasions. La défense algérienne, pourtant solide lors de la première opposition, s’est montrée fébrile dès les premières minutes. Les assauts sénégalais se sont enchaînés, avec un pressing haut, des transitions rapides et une justesse technique qui a mis en difficulté le milieu de terrain algérien. Le premier but est intervenu avant la pause, et au retour des vestiaires, les visiteuses ont continué sur leur lancée en inscrivant deux autres réalisations sans grande opposition.
Pour le staff technique algérien, cette défaite est sans appel, mais elle n’est pas sans enseignement. Farid Benstiti, qui a déjà apporté des changements significatifs dans la structure de jeu depuis sa prise de fonctions, devra désormais peaufiner les automatismes, renforcer la cohésion défensive et surtout travailler sur la capacité de l’équipe à réagir face à un adversaire plus physique et rapide. La gestion de la fatigue, après un enchaînement de deux matchs en si peu de temps, fait également partie des éléments à revoir en vue des échéances africaines.
Ce test grandeur nature, bien que douloureux sur le plan du score, permet aussi de mettre en lumière des individualités. Certaines jeunes joueuses ont été alignées pour la première fois et ont montré des qualités prometteuses, notamment en termes d’engagement et de combativité, même si l’expérience internationale fait encore défaut dans les moments clés.
La rencontre, disputée à huis clos mais largement suivie via les canaux de diffusion digitaux, a également servi de vitrine pour jauger le niveau réel de l’équipe nationale féminine face à un adversaire de référence sur le continent. Le Sénégal, bien que lui aussi en phase de préparation, a montré qu’il faisait partie des équipes les plus structurées de la zone CAF, capable d’imposer son rythme et de concrétiser ses occasions.
Côté algérien, cette confrontation amicale arrive à point nommé. Mieux vaut identifier les faiblesses aujourd’hui que d’en payer le prix pendant les phases de groupe de la CAN. Farid Benstiti devra désormais composer avec ces données pour ajuster ses choix tactiques et constituer un groupe solide et compétitif. L’objectif reste inchangé : faire bonne figure lors de la phase finale et, si possible, franchir un cap historique pour le football féminin algérien.
Si la défaite est lourde, elle ne sonne pas comme une fin en soi. Elle rappelle simplement que le haut niveau exige rigueur, régularité et préparation minutieuse. Le groupe est encore en construction, et ce type d’opposition est essentiel pour affiner les repères, tant individuels que collectifs. Le chemin vers la CAN passe aussi par des soirs comme celui-ci : difficiles mais formateurs.
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