Algérie Foot– L’ex-président de la JS Kabylie, Cherif Mellal, a vu sa condamnation confirmée par la justice algérienne. La chambre pénale de la Cour d’Alger a entériné le verdict rendu par le tribunal économique et financier de Sidi M’hamed, le condamnant ainsi à une peine de quatre ans de prison ferme. Cette décision intervient dans le cadre d’une affaire liée à des infractions financières et des accusations de blanchiment d’argent.
Dans cette même affaire, son frère, identifié sous les initiales “Sh. A.”, a été condamné à une peine encore plus lourde, soit dix ans de prison ferme. Une amende conséquente de 224 millions de dinars algériens a également été prononcée à son encontre, accompagnée d’un mandat d’arrêt, confirmant ainsi la gravité des charges retenues contre lui.
Les accusations portées contre les deux hommes s’appuient sur la loi relative à la lutte contre la corruption et la prévention de celle-ci. Elles incluent notamment des infractions au code des changes et aux règles régissant les mouvements de capitaux de et vers l’étranger. Le dossier judiciaire fait également état d’opérations de blanchiment d’argent et de dissimulation de l’origine réelle de fonds d’origine criminelle. Les enquêteurs ont mis en avant l’existence d’un réseau organisé qui aurait facilité ces transactions illégales grâce à des moyens professionnels sophistiqués.
Cherif Mellal, qui avait pris la tête de la JS Kabylie en 2018, a toujours été une figure controversée dans le football algérien. Son passage à la présidence du club a été marqué par des tensions internes, des conflits avec les instances sportives et des prises de position souvent tranchées. Son implication présumée dans cette affaire financière a rapidement attiré l’attention des autorités, qui ont mené des investigations approfondies avant de transmettre le dossier à la justice.
Cette condamnation confirme ainsi la volonté des autorités algériennes de durcir leur politique contre la corruption et les malversations financières. Plusieurs personnalités influentes issues du monde des affaires et du sport ont récemment fait l’objet de poursuites judiciaires, dans un contexte où le gouvernement tente d’assainir l’économie et de renforcer la transparence dans la gestion des fonds publics et privés.
À ce stade, aucune déclaration officielle de la part de Cherif Mellal ou de ses avocats n’a été communiquée. Son entourage n’a pas non plus donné d’indications sur une éventuelle procédure d’appel, bien que cette possibilité reste envisageable. De son côté, son frère, en fuite, fait l’objet d’un mandat d’arrêt international, ce qui pourrait conduire à une coopération judiciaire entre l’Algérie et d’autres pays pour son extradition.
Le dossier de l’ancien dirigeant de la JS Kabylie est loin d’être un cas isolé. Ces dernières années, plusieurs responsables de clubs de football ont été impliqués dans des affaires similaires, mettant en lumière les liens complexes entre le sport, les finances et les intérêts politiques en Algérie. L’affaire Mellal, en raison de sa médiatisation et de l’importance du club concerné, pourrait marquer un tournant dans la manière dont les autorités traitent ce type de dossiers à l’avenir.
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