Algérie Foot – Dans un article récent, le journaliste algérien Rafik Wahid a abordé l’influence croissante de Walid Sadi, président de la Fédération algérienne de football (FAF), au sein de la Confédération africaine de football (CAF). Selon Wahid, l’ascension de Sadi a déstabilisé la position dominante du Maroc au sein de l’organisation, notamment en mettant en lumière certaines pratiques jugées “illégales” par la FAF.
Wahid affirme que l’approche de Sadi, fondée sur la défense des principes fondamentaux du football, ainsi que son engagement pour une gouvernance plus transparente au sein de la CAF, menacent directement l’influence marocaine, symbolisée par le président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF), Fouzi Lekjaa. Ce dernier a joué un rôle clé dans le positionnement du Maroc au cœur de la prise de décision de la CAF ces dernières années.
La déclaration de Wahid met en lumière les tensions croissantes entre les deux nations au sein du football africain, alors que l’Algérie aspire à regagner une place au comité exécutif de la CAF, perdue lors des mandats précédents. Selon le journaliste, cette ambition algérienne dérange le “lobby marocain”, qui craint une redistribution des pouvoirs au sein de l’organisation. Wahid souligne également que de nombreux membres de l’Assemblée générale de la CAF auraient changé de position, ce qui pourrait annoncer un affaiblissement de l’influence marocaine si l’Algérie parvient à retrouver ce siège stratégique.
Cette rivalité dépasse ainsi le cadre sportif, touchant aux questions de gouvernance et de représentativité au sein du football africain. La montée en puissance de Walid Sadi et le soutien croissant qu’il reçoit au sein de la CAF pourraient marquer un tournant dans l’équilibre des forces en Afrique, avec l’Algérie en première ligne pour rétablir son influence dans les instances dirigeantes du football continental.
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