Interview : Sofiane Hanni explique le choix du Spartak Moscou !

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Dans un entretien accordé à Complètement Foot, Sofiane Hanni a ouvert son cœur en expliquant les raison de son départ d’Anderlecht vers le Spartak Moscou en Russie.

Hanni a déclaré que les sifflets des supporters d’Anderlecht contre lui l’ont vraiment aidé à prendre sa décision 

C’est normal qu’il y ait certains supporters qui soient déçus, surpris de mon départ, mais bon, voilà, c’est une belle opportunité qui s’est présentée et j’ai voulu la saisir. C’était quasiment fait, même avant de jouer à Sclessin, donc c’était le match d’adieu.  Je pense que ça s’est bien passé. J’aurais laissé une bonne trace de moi. […] Le match, je l’ai vécu complètement en tant qu’Anderlechtois. J’ai mis tous mes soucis de côté. En plus j’avais discuté avec Herman et le président, qui m’ont dit de jouer ce match à fond, que j’avais toujours été professionnel, que je devais le rester jusqu’au bout, et partir par la grande porte. Je leur avais donné ma parole par rapport à cela, il fallait que la respecte. A la fin j’étais forcement déçu du résultat, de ne pas avoir gagné, mais c’est vrai que j’étais super content de partir sur un triplé, et de marquer à Sclessin par rapport aux supporters.”

Ce n’est pas évident quand tu es capitaine et que tu te fais siffler par ton propre public. C’est vrai que cela ne se passait pas trop bien en termes de résultats. On n’a pas fait un bon début de saison, donc en général c’est souvent le coach ou le capitaine qui prennent en premier. Moi je n’ai pas échappé à cela. Certains supporters n’ont pas été sympas avec moi, mais voilà, c’est comme ça, c’est le football. C’est surtout décevant par rapport à ma famille qui n’osait même plus venir. C’est embêtant. Après, cela reste un apprentissage dans ma carrière. Même quand tu es un cadre de l’équipe, si tu n’es pas bon, tu te fais siffler. C’est dommage, j’aurais aimé que ça se passe autrement, j’aurais aimé qu’une certaine partie du public d’Anderlecht soit autrement, tout simplement. Mais bon c’est comme ça. Ce qu’il fallait, c’était de ne pas se laisser abattre, et continuer à se battre tous les jours pour défendre les couleurs du club“.

Honnêtement, je ne sais pas. Les premiers sifflets, je me suis dit que c’était un combat contre eux que j’allais gagner, comme je l’ai toujours fait. Maintenant, j’ai eu un déclic quand même au dernier match en 2017 contre Gand. Pendant les annonces du speaker, dès qu’il annonce les noms des joueurs et qu’il arrive au mien, là j’ai commencé à être sifflé. Ça veut dire que sans faire d’erreur, sans louper une passe ou un contrôle, tu es déjà sifflé avant d’entrer sur le terrain. Là, je me suis dit que cela allait être très très compliqué. Donc quand l’offre s’est présentée, c’était une belle offre, une bonne opportunité que j’ai voulu saisir. Mais avant de recevoir cette offre, j’étais quand même très à l’écoute à cause de mon entente avec certains supporters. […] J’avais du mal à comprendre, j’estimais avoir fait beaucoup de choses pour le club, notamment lors de la saison passée. C’était ma première saison, j’arrive, je suis capitaine et on est champion. J’étais surpris par rapport au fait qu’en mettant 10 buts ou 15 assists, on ne t’acclame pas. Alors qu’il y en a d’autres qui rentrent et qu’on acclame haut et fort. Maintenant voilà, c’est comme ça. Le public choisit parfois ses joueurs, et comme je l’ai dit il faut faire avec.”

Comment il a fait savoir sa décision au président 

Pour être honnête avec vous, je n’en ai pas discuté avec le coach, donc je ne sais pas ce qu’il pouvait en penser. J’ai toujours eu les échos que si le coach avait trouvé mon remplaçant, ce n’était pas un souci que je parte. Moi j’ai dû aller en parler avec la direction, avec Herman Van Holsbeeck et avec le président, et ils m’ont dit clairement, Sofiane, nous on veut que tu restes. On te considère comme notre meilleur élément, on veut que tu restes. Si tu pars je pense qu’on peut oublier le titre. C’est moi qui ai dû les pousser, leur faire part de mes sentiments, de mon ressenti, et leur dire que je voulais partir. Je vais même en rajouter. Je vous ai dit qu’à un moment c’était quasiment fait, mais il fallait que je fasse ma visite médicale etc. Le président et Herman Van Holsbeek sont revenus me voir et ils m’ont dit que s’il y avait un souci, un seul petit souci et que je ne voulais plus y aller, la porte était grande ouverte“.

A t’il reçu d’autres offres ?

Dans les dernières heures, j’ai reçu deux intérêts. Un de Swansea, et un intérêt de Burnley. Swansea, je n’étais pas intéressé pour jouer le maintien, et Burnley j’ai laissé la porte ouverte, mais j’avais beaucoup avancé du côté du Spartak. J’avais donné ma parole, et je pense qu’au dernier moment, Burnley s’est dit que c’était trop tard.”

Abdou D, Fennec Football

 

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